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Climat : le dossier

(Re)voir la conférence "Comprendre l’urgence climatique et agir localement" organisée dans le cadre de la fête "Changer d’ère #2", le Vendredi 25 septembre 2020 dernier à Chemillé-en-Anjou.

Une conférence animée par Denis Cheissoux journaliste et présentateur à France Inter. Au cours de la discussion, Éric Guilyardi climatologue et membre du GIEC éclaire sur les enjeux et les conséquences du changement climatique. Avec la participation de Vita Evenat participant à la convention citoyenne pour le climat et des témoignages locaux, notamment de Sebastien Cesbron de l’association Atout Vent.

Video de la conférence.

2020, année charnière.
Jean Jouzel : "Depuis une quinzaine d’années, nous disons effectivement qu’il faut que les émissions de gaz à effet de serre diminuent de façon importante à partir de 2020, chaque année, si on veut respecter des objectifs comme ceux inscrits dans l’accord de Paris d’une limitation du réchauffement climatique à 2 °C à long terme."
L’égoïsme consiste à dire : "Eh bien, on va s’adapter pendant une trentaine d’années et puis après, on verra bien, les jeunes sauront trouver des solutions" Et ça, c’est complètement fou !
Lire/écouter l’entretien sur France Inter.

Jean Jouzel : "Les premiers modèles climatiques nous disaient tout ; tout était écrit dans le premier rapport du GIEC [il y a trente ans], ou presque."
"Si nous ne faisons pas d’effort dans cette décennie, au cours des prochaines années, et bien nous préparons pour les jeunes d’aujourd’hui, (je ne parle même pas des générations futures) un monde auquel ils ne pourront pas s’adapter." Entretien du 3 aout 2020. France Inter.

L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l’ensemble de la planète.
Le Svalbard, archipel norvégien dans l’Arctique, a enregistré ce samedi (25 juillet 2020) des températures au-delà des 20 degrés, les plus chaudes jamais enregistrées depuis plus de quarante ans et quasi égales au record absolu, selon l’institut météorologique norvégien. Le groupe d’îles, parfois plus connu sous le nom de Spitzberg, est situé à un millier de kilomètres du Pôle nord. Le pic de chaleur de ce samedi, qui devrait durer jusqu’à lundi, est très au-dessus des normales saisonnières : les températures habituelles en juillet, mois le plus chaud dans l’Arctique, sont de l’ordre de 5 à 8 degrés au Svalbard. Lire plus : La Terre se réchauffe, les glaciers s’effondrent.

Les prévisions météorologiques mises à mal par la 5G (!?)
Si le déploiement de la 5G inquiète les professionnels de santé d’autres impacts sont déjà craints. Le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), a prévenu dans un communiqué de presse : "Il est étonnant et décourageant de voir l’histoire se répéter, et la science vaincue par d’autres pressions sociétales. En voyant le coût que la société paie aujourd’hui pour avoir ignoré les avertissements face au réchauffement climatique, on pouvait espérer que la voix de la science atmosphérique aurait été de plus de poids".
La 5G pourrait dégrader les prévisions météo "de l’ordre de 30%. Lire.

Le Pôle Sud n’est pas épargné. La température a augmenté trois fois plus vite que la moyenne mondiale ces 30 dernières années, en raison de phénomènes naturels « probablement intensifiés » par le changement climatique, selon une étude publiée le 29 juin 2020 par Nature Climate Change

Une canicule exceptionnelle. Samedi 20 juin 2020, il a fait 38 °C dans la ville de Verkoïansk, située à 4.660 kilomètres au nord-est de Moscou (Sibérie). Il s’agit de la température la plus élevée jamais enregistrée au-delà du cercle polaire arctique. Ce record de température survient alors que la région fait face à une canicule exceptionnelle. (Reporterre).
Le danger : la fonte plus rapide du permafrost. Selon les scénarios les plus optimistes, d’ici 2100, 30% du pergélisol pourraient disparaître. Un scénario qui remettrait en service le CO2 et les virus piègés dans la glace. Lire plus.

Sécheresse. Déja !
Mai 2020 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré sur la planète, selon le service européen Copernicus sur le changement climatique, qui souligne des températures très largement supérieures à la normale (+0,7 enmoyenne sur 12 mois). En Sibérie c’est un écart de + 10° qui est constaté en mai 2020 dans le nord-ouest e la région où la débâcle (rupture des glaces) n’a jamais commencé aussi tôt. Voir plus : En Europe. En France : Bilan climatique de Météo France.

Depuis le début mars 2020, certaines régions françaises n’ont pratiquement pas reçu la moindre goutte de pluie et les taux d’ensoleillement atteignent parfois des niveaux records. Cette première moitié du printemps affiche une configuration presque estivale à échelle de l’Europe. Au delà des températures anormalement élevées qui font suite à un hiver déjà historiquement doux, ce sont les anomalies de hautes pressions qui frappent en cette première partie du printemps 2020.

"La sécheresse m’inquiète presque plus que le virus" Un éleveur en Côte d’Or, fin avril 2020.

L’Agence européenne de l’Environnement publie en ce début d’année une série de cartes qui illustrent de façon éloquente les conséquences de la crise climatique sur le territoire français d’ici à la fin du siècle. Voir plus.

Economie ou climat : À l’occasion de la journée de la Terre, ce 22 avril 2020, un communiqué, de Fridays for Future est publié : "Alors que la plus grande partie des habitants du monde entier est confinée à la maison pour enrayer la propagation du coronavirus, nous avons pu observé une baisse temporaire des émissions de carbone. En même temps, les autorités gouvernementales cherchant à relancer rapidement l’économie œuvrent à un allégement supplémentaire des réglementations, ouvrant ainsi la voie aux pollueurs pour détruire l’équilibre délicat de la Terre." Lire plus

Mars 2020 : trés chaud !

La température globale en mars 2020 reste sur des bases très élevées. La période de trois mois janvier-mars est au niveau du seuil des 1,5°C au-dessus de la période préindustrielle, l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris.

Trop chaud : mars 2020
Source : NASA GISS

Avec +1,19°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, la température observée en 2020 est la 2e plus élevée pour un mois de mars depuis le début des mesures de la NASA en 1880. L’anomalie est en légère baisse par rapport à février 2020 (+1,25°C).

L’anomalie relevée en mars 2020 est seulement devancée par le mois de mars 2016 (+1,36°C) marqué par un phénomène El Niño majeur. Lire plus.

(24/03/2020) - COVID, climat et environnement, les questions posées par GreenPeace.

Le recul inexorable des glaciers : A l’échelle mondiale, 99% des glaciers sont impactés négativement, ils voient leur surface, leur épaisseur et leur masse diminuer. Leur taux de fonte a été largement sous-estimé par les prévisions scientifiques. En France et en Europe, la situation s’est accélérée depuis plusieurs décennies. Les mythiques glaciers de la vallée du Mont Blanc ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, comme la Mer de glace qui perd en moyenne 30 m de long par an. Extrait : Les glaciers, témoins majeurs d’une planète en surchauffe. Olivier Rousselle, avec la participation de la glaciologue Heïdi Sevestre.
Et aussi : Pourquoi il faut craindre les pires scénarios ?

Un mal pour un bien. Baisse spectaculaire de la pollution liée au transport en France.
Si la pandémie du COVD-19 n’est pas une bonne nouvelle pour l’humanité elle fait au moins la démonstration que l’activité industrielle est la source principale de la pollution atmosphérique.



C’est du jamais vu. Du 14 au 25 mars 2020, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), un gaz très toxique principalement émis par le trafic routier, notamment par les diesels, ont diminué de moitié en Bretagne et dans la Région Centre-Val de Loire, de 40% dans les Hauts-de-France, de 45% dans les Hauts-de-France, jusqu’à 88% sur certains capteurs en Guadeloupe. Une baisse spectaculaire de - 30% enregistrée également en Île-France.

Voir les cartes des autres pays sur le site de l’ESA.

En Chine comme dans le nord de l’Italie l’atmosphère s’améliore. Selon des observations satellites, le NO2 montre "une tendance à une réduction graduelle d’environ 10 % par semaine au cours des quatre à cinq dernières semaines", indique Copernicus dans un communiqué.

Le 22 février, 11 villes en Lombardie et en Vénétie (nord) ont été placées en quarantaine, une mesure qui a été progressivement étendue le 9 mars à l’ensemble du pays. A Milan, selon les données présentées par Copernicus, les concentrations moyennes de N02 ont chuté d’environ 65 mg/m3 en janvier à 35 mg/m3 lors de la première quinzaine de mars.

"Lorsqu’une partie de l’outil productif de la première puissance économique mondiale, la Chine, s’arrête c’est une véritable bouffée d’air pur pour l’atmosphère. Les satellites de surveillance de la pollution de la NASA et de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont ainsi détecté des diminutions importantes des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) au-dessus de la Chine." Lire l’article de Notre Planète Info.

« Les émissions de polluants sont intimement liées à l’activité économique, dit à Reporterre le climatologue Philippe Ciais. Si la croissance s’arrête subitement comme en ce moment, on baisse directement les émissions. C’est logique. L’épisode du coronavirus nous apporte une preuve élémentaire face aux climatosceptiques et tous ceux qui croient encore qu’il n’existe pas de corrélation entre les activités humaines et le taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. »

 Et le climat pourrait s’améliorer !?

« Il existe encore beaucoup d’incertitudes », juge, prudemment, le climatologue Hervé le Treut, avant d’affirmer qu’« il y aura un avant et un après coronavirus d’un point de vue climatique. L’épidémie et les mesures prises à son encontre vont créer un choc psychologique dans nos sociétés. L’épisode que nous allons vivre ne va pas nous laisser indemnes. Il aura des conséquences sur les politiques environnementales à venir, prévoit-il. Le déni envers le coronavirus et le changement climatique est finalement assez similaire, c’est toujours face à la catastrophe que nous réagissons en urgence. » Source : Reporterre.

Janvier 2020, le mois le plus chaud jamais enregistré. Alors que juillet 2019 avait déjà battu un record de chaleur jamais mesuré dans le monde, la nouvelle décennie démarre sur la même tendance. Lire : L’impact du changement climatique sur la santé.

Décembre 2019 : A Madrid (COP25) quelques interventions :
Patricia Espinosa (responsable climat de l’ONU) : "Nous allons dans la mauvaise direction", a-t-elle prévenu. "Nous n’agissons pas assez vite pour entraîner une transformation radicale de la société et les gouvernements continuent de subventionner les énergies fossiles".
Greta Thunberg parle de "tromperie" : "Une poignée de pays riches a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de tant de pourcents, d’ici telle ou telle année, ou d’atteindre la neutralité climatique en tant d’années. Cela semble impressionnant au premier abord, mais même si les intentions sont bonnes, ce n’est pas du leadership, ce n’est pas montrer la voie, c’est une tromperie. Parce que la plupart de leurs promesses n’incluent pas l’aviation, le secteur maritime, et les biens importés ou exportés, mais ils incluent la possibilité pour les pays de compenser leurs émissions ailleurs".
Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace international : "Les solutions sont juste sous nos yeux. Mais où sont les champions ? Où sont les leaders ? Où sont les adultes dans la salle ?". "Il ne sait rien passé en 25 ans". "Nous vivons des jours sombres de la politique climatique. Des ombres sont tapies derrière la scène : les milliards de dollars du secteur des énergies fossiles, qui d’un côté créent des gens gras et corrompus pendant que de l’autre ils condamnent le monde et toutes ses beautés et sa diversité à la désolation".

10 décembre 2019 : La calotte glaciaire du Groenland fond sept fois plus vite que dans les années 1990. La fonte est passée de 33 milliards de tonnes par an dans les années 1990 à 254 milliards par an sur la dernière décennie, selon cette étude de 96 scientifiques spécialisés dans les études polaires et issus de 50 institutions internationales, publiée par la revue Nature.

8 Novembre 2019 : Au total, une centaine d’incendies sont en cours dans les zones rurales des Etats de Nouvelles-Galles du Sud et du Queensland et 19 d’entre eux, dangereux, ne sont toujours pas maîtrisés. Les pompiers sont en grande difficulté pour lutter contre tant de feux à la fois. La situation est exceptionnelle.
L’Australie a annoncé cette semaine la mise en place d’un programme d’aides financières pour lutter contre les conséquences de la sécheresse. La sécheresse est une caractéristique de l’Australie, mais les scientifiques estiment que les climats extrêmes sont exacerbés par le changement climatique. (Feux de végétation en Australie)

Le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, publie son rapport spécial ce mercredi 25 septembre sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et la cryosphère, c’est-à-dire la partie glacée de la planète. Lire plus.

23 septembre 2019 - ONU : António Guterres, a lancé un vibrant appel à l’adresse des dirigeants du monde : « Si nous ne changeons pas d’urgence nos modes de vie, nous mettons en péril la vie elle-même » ... > Lire plus.

Comme un écho, la jeune militante suédoise, Greta Thunberg, a lancé une mise en garde aux dirigeants du Monde : « Ce n’est pas normal. Je ne devrais pas être ici. Je devrais être à l’école de l’autre côté de l’océan. ... Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos mots vides. Tous nos écosystèmes sont en train de s’effondrer. Nous sommes au début d’une extinction massive et tout ce dont vous savez parler c’est d’argent. Un conte de fées de croissance économique. Comment osez-vous ? ».

La planète affamée par la vitesse du réchauffement climatique > Lire plus.

Eté 2019 l’année de tous les records : Selon les chiffres publiés lundi 5 août 2019 par Copernicus Climate Change Service (C3S), le mois de juillet 2019 pourrait avoir été le mois le plus chaud sur le globe (source : MétéoFrance). Alors que la France a battu ses records de chaleur en juin et juillet, partout dans le monde l’inquiétude s’installe avec des températures jamais observées (dans certaines zones du globe). Le Groenland est ainsi en anomalie positive de 15° ce qui provoque pour le seul mois de juillet, la plus forte fonte de glace de surface : 160 milliards de tonnes. C’est la même chose en Alaska et en Sibérie.
Et l’été n’est pas fini.

Un dérèglement visible : Le nord du Canada, la Sibérie, sont en feu. Si ces incendies sont réguliers l’été dans ces zones c’est leur amplitude qui pose problème. GreenPeace indique début aout 2019 : "...12 millions d’hectares ont déjà brûlé en Sibérie cette année, provoquant d’importants dégagements de CO2. Depuis le début de l’année, on estime que 442 millions de tonnes de CO2 ont été émises par ces feux, soit quasiment l’équivalent de toutes les émissions françaises en 2018. Le problème est que les forêts du nord subissent des changements de température très violents et que les sols sont de plus en plus secs et inflammables ».

Pendant que ces forêts du cercle arctique brulent de violents orages détruisent la nature et biens partout où ils s’abattent.

Records de chaleur : la terre prend feu !

Carte des températures du 31 mai 2019

En France on dépassait pour la première fois cette année les 30 °C le 1er juin 2019, une région du globe a connu des températures encore plus chaudes. Dans le nord-ouest de l’Inde et l’est du Pakistan, on a relevé entre vendredi 31 mai et dimanche 2 juin plus de 50 °C, une première dans le monde pour 2019. Extrait de MeteoFrance.

On est prêt : Grand défi pour le climat 2018

Pendant un mois à partir du 15 novembre, participez au Grand Défi pour le climat. Ensemble, avec plus de 60 créateurs, nous pouvons avoir un vrai impact à l’échelle individuelle, industrielle et politique.
La suite sur Facebook.

Climax 2018 : Aurélien Barrau n’oublie pas de nous donner les dernières raisons d’espérer… Voir la video.

Et plus encore sur Il est encore temps.

Le tout proposé par de jeunes Youtubeurs et une initiative commune de plusieurs associations, médias alternatifs et groupes citoyens, tous unis pour la protection du climat.

Sobriété énergétique : Dans la continuité d’un premier rapport paru en 2015, le Labo de l’ESS publie, en octobre 2018, une étude inédite qui prône la sobriété énergétique.

Le constat est simple : la sobriété énergétique est le premier des trois axes de la transition, devant l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Consulter le rapport.

2016 : Le grand bluff des multinationales > Voir la video

>> Changement climatique quelques données de Planéte Info