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Climat : le dossier

Un mal pour un bien. Baisse spectaculaire de la pollution liée au transport en France.
Si la pandémie du COVD-19 n’est pas une bonne nouvelle pour l’humanité elle fait au moins la démonstration que l’activité industrielle est la source principale de la pollution atmosphérique.

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C’est du jamais vu. Du 14 au 25 mars 2020, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), un gaz très toxique principalement émis par le trafic routier, notamment par les diesels, ont diminué de moitié en Bretagne et dans la Région Centre-Val de Loire, de 40% dans les Hauts-de-France, de 45% dans les Hauts-de-France, jusqu’à 88% sur certains capteurs en Guadeloupe. Une baisse spectaculaire de - 30% enregistrée également en Île-France.

Voir les cartes des autres pays sur le site de l’ESA.

En Chine comme dans le nord de l’Italie l’atmosphère s’améliore. Selon des observations satellites, le NO2 montre "une tendance à une réduction graduelle d’environ 10 % par semaine au cours des quatre à cinq dernières semaines", indique Copernicus dans un communiqué.

Le 22 février, 11 villes en Lombardie et en Vénétie (nord) ont été placées en quarantaine, une mesure qui a été progressivement étendue le 9 mars à l’ensemble du pays. A Milan, selon les données présentées par Copernicus, les concentrations moyennes de N02 ont chuté d’environ 65 mg/m3 en janvier à 35 mg/m3 lors de la première quinzaine de mars.

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"Lorsqu’une partie de l’outil productif de la première puissance économique mondiale, la Chine, s’arrête c’est une véritable bouffée d’air pur pour l’atmosphère. Les satellites de surveillance de la pollution de la NASA et de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont ainsi détecté des diminutions importantes des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) au-dessus de la Chine." Lire l’article de Notre Planète Info.

« Les émissions de polluants sont intimement liées à l’activité économique, dit à Reporterre le climatologue Philippe Ciais. Si la croissance s’arrête subitement comme en ce moment, on baisse directement les émissions. C’est logique. L’épisode du coronavirus nous apporte une preuve élémentaire face aux climatosceptiques et tous ceux qui croient encore qu’il n’existe pas de corrélation entre les activités humaines et le taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. »

 Et le climat pourrait s’améliorer !?

« Il existe encore beaucoup d’incertitudes », juge, prudemment, le climatologue Hervé le Treut, avant d’affirmer qu’« il y aura un avant et un après coronavirus d’un point de vue climatique. L’épidémie et les mesures prises à son encontre vont créer un choc psychologique dans nos sociétés. L’épisode que nous allons vivre ne va pas nous laisser indemnes. Il aura des conséquences sur les politiques environnementales à venir, prévoit-il. Le déni envers le coronavirus et le changement climatique est finalement assez similaire, c’est toujours face à la catastrophe que nous réagissons en urgence. » Source : Reporterre.

Janvier 2020, le mois le plus chaud jamais enregistré. Alors que juillet 2019 avait déjà battu un record de chaleur jamais mesuré dans le monde, la nouvelle décennie démarre sur la même tendance. Lire : L’impact du changement climatique sur la santé.

Décembre 2019 : A Madrid (COP25) quelques interventions :
Patricia Espinosa (responsable climat de l’ONU) : "Nous allons dans la mauvaise direction", a-t-elle prévenu. "Nous n’agissons pas assez vite pour entraîner une transformation radicale de la société et les gouvernements continuent de subventionner les énergies fossiles".
Greta Thunberg parle de "tromperie" : "Une poignée de pays riches a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de tant de pourcents, d’ici telle ou telle année, ou d’atteindre la neutralité climatique en tant d’années. Cela semble impressionnant au premier abord, mais même si les intentions sont bonnes, ce n’est pas du leadership, ce n’est pas montrer la voie, c’est une tromperie. Parce que la plupart de leurs promesses n’incluent pas l’aviation, le secteur maritime, et les biens importés ou exportés, mais ils incluent la possibilité pour les pays de compenser leurs émissions ailleurs".
Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace international : "Les solutions sont juste sous nos yeux. Mais où sont les champions ? Où sont les leaders ? Où sont les adultes dans la salle ?". "Il ne sait rien passé en 25 ans". "Nous vivons des jours sombres de la politique climatique. Des ombres sont tapies derrière la scène : les milliards de dollars du secteur des énergies fossiles, qui d’un côté créent des gens gras et corrompus pendant que de l’autre ils condamnent le monde et toutes ses beautés et sa diversité à la désolation".

10 décembre 2019 : La calotte glaciaire du Groenland fond sept fois plus vite que dans les années 1990. La fonte est passée de 33 milliards de tonnes par an dans les années 1990 à 254 milliards par an sur la dernière décennie, selon cette étude de 96 scientifiques spécialisés dans les études polaires et issus de 50 institutions internationales, publiée par la revue Nature.

8 Novembre 2019 : Au total, une centaine d’incendies sont en cours dans les zones rurales des Etats de Nouvelles-Galles du Sud et du Queensland et 19 d’entre eux, dangereux, ne sont toujours pas maîtrisés. Les pompiers sont en grande difficulté pour lutter contre tant de feux à la fois. La situation est exceptionnelle.
L’Australie a annoncé cette semaine la mise en place d’un programme d’aides financières pour lutter contre les conséquences de la sécheresse. La sécheresse est une caractéristique de l’Australie, mais les scientifiques estiment que les climats extrêmes sont exacerbés par le changement climatique. (Feux de végétation en Australie)

Le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, publie son rapport spécial ce mercredi 25 septembre sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et la cryosphère, c’est-à-dire la partie glacée de la planète. Lire plus.

23 septembre 2019 - ONU : António Guterres, a lancé un vibrant appel à l’adresse des dirigeants du monde : « Si nous ne changeons pas d’urgence nos modes de vie, nous mettons en péril la vie elle-même » ... > Lire plus.

Comme un écho, la jeune militante suédoise, Greta Thunberg, a lancé une mise en garde aux dirigeants du Monde : « Ce n’est pas normal. Je ne devrais pas être ici. Je devrais être à l’école de l’autre côté de l’océan. ... Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos mots vides. Tous nos écosystèmes sont en train de s’effondrer. Nous sommes au début d’une extinction massive et tout ce dont vous savez parler c’est d’argent. Un conte de fées de croissance économique. Comment osez-vous ? ».

La planète affamée par la vitesse du réchauffement climatique > Lire plus.

Eté 2019 l’année de tous les records : Selon les chiffres publiés lundi 5 août 2019 par Copernicus Climate Change Service (C3S), le mois de juillet 2019 pourrait avoir été le mois le plus chaud sur le globe (source : MétéoFrance). Alors que la France a battu ses records de chaleur en juin et juillet, partout dans le monde l’inquiétude s’installe avec des températures jamais observées (dans certaines zones du globe). Le Groenland est ainsi en anomalie positive de 15° ce qui provoque pour le seul mois de juillet, la plus forte fonte de glace de surface : 160 milliards de tonnes. C’est la même chose en Alaska et en Sibérie.
Et l’été n’est pas fini.

Un dérèglement visible : Le nord du Canada, la Sibérie, sont en feu. Si ces incendies sont réguliers l’été dans ces zones c’est leur amplitude qui pose problème. GreenPeace indique début aout 2019 : "...12 millions d’hectares ont déjà brûlé en Sibérie cette année, provoquant d’importants dégagements de CO2. Depuis le début de l’année, on estime que 442 millions de tonnes de CO2 ont été émises par ces feux, soit quasiment l’équivalent de toutes les émissions françaises en 2018. Le problème est que les forêts du nord subissent des changements de température très violents et que les sols sont de plus en plus secs et inflammables ».

Pendant que ces forêts du cercle arctique brulent de violents orages détruisent la nature et biens partout où ils s’abattent.

Records de chaleur : la terre prend feu !

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Carte des températures du 31 mai 2019

En France on dépassait pour la première fois cette année les 30 °C le 1er juin 2019, une région du globe a connu des températures encore plus chaudes. Dans le nord-ouest de l’Inde et l’est du Pakistan, on a relevé entre vendredi 31 mai et dimanche 2 juin plus de 50 °C, une première dans le monde pour 2019. Extrait de MeteoFrance.

On est prêt : Grand défi pour le climat 2018

Pendant un mois à partir du 15 novembre, participez au Grand Défi pour le climat. Ensemble, avec plus de 60 créateurs, nous pouvons avoir un vrai impact à l’échelle individuelle, industrielle et politique.
La suite sur Facebook.

Climax 2018 : Aurélien Barrau n’oublie pas de nous donner les dernières raisons d’espérer… Voir la video.

Et plus encore sur Il est encore temps.

Le tout proposé par de jeunes Youtubeurs et une initiative commune de plusieurs associations, médias alternatifs et groupes citoyens, tous unis pour la protection du climat.

Sobriété énergétique : Dans la continuité d’un premier rapport paru en 2015, le Labo de l’ESS publie, en octobre 2018, une étude inédite qui prône la sobriété énergétique.

Le constat est simple : la sobriété énergétique est le premier des trois axes de la transition, devant l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Consulter le rapport.

2016 : Le grand bluff des multinationales > Voir la video

>> Changement climatique quelques données de Planéte Info