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Consommation critique, consommation positive... Dossier

Contre le gaspillage, de nouvelles mesures arrivent en 2023. (Reporterre)
- Moins de vaisselle jetable. Tous les restaurants devront désormais proposer leurs plats et boissons dans de la vaisselle lavable et réemployable. Finis les gobelets en carton et les contenants en plastique jetable. Seuls les papiers entourant les burgers et sandwiches seront encore tolérés.
- Ticket de caisse. Au 1ᵉʳ avril 2023, les tickets de caisse ne seront plus automatiquement imprimés par le vendeur.
- Disparition progressive des prospectus publicitaires. « Plus de 50 000 tonnes de papier seront ainsi économisées chaque année » selon Carrefour.
- Consignes de tri plus simples. Tous les emballages en plastique, métal et papier se jettent dans le bac jaune de recyclage, même ceux qui sont souillés.
- Déchets organiques. Ils devront être triés à la source afin qu’ils puissent être valorisés en compostage.
- Fruits et légumes libérés de leur plastique. Peut-être. Un nouveau texte devrait être publié en début d’année pour remplacer celui annulé par le Conseil d’État en décembre dernier, sous pression des industriels du secteur.
- Repérer les microplastiques. La mention « Rejette des microfibres plastiques dans l’environnement lors du lavage. » devrait figurer à compter du 1ᵉʳ janvier 2023 sur les vêtements et produits textiles qui comportent plus de 50 % de fibres synthétiques.
Plus de détails sur Reporterre.

Des "nanos" (presque) partout.

Selon des analyses du Laboratoire National de Métrologie et d’Essai (LNE) pour l’association AVICENN, les « nanos » sont omniprésentes dans toute sorte de produits du quotidien (alimentation, cosmétique, textiles, jouets…). Un problème de santé publique préoccupant.
Sur 23 produits testés, et bien qu’aucun ne mentionne la présence de nanoparticules, 20 en contiennent !
Et beaucoup de nanos non autorisés sont pourtant dans des produits du quotidien !?
Les tests ont également mis en évidence, avec une ampleur insoupçonnée, le fait que des nanos sont communément utilisés alors qu’ils ne sont pas autorisés. C’est particulièrement le cas :
- des colorants comportant des nanoparticules de dioxyde de titane et des nanobâtonnets d’oxyde de fer dans les produits cosmétiques,
- du nanoargent dans les produits d’hygiène et de santé.
Le rapport complet est > ICI
Et aussi : Où se cachent les nanos particules ?

Des fêtes plus écolos ! Comment faire ?
La période est difficile pour un grand nombre de familles. Plus généralement adopter tous les gestes possibles pour une consommation durable sera bon pour la planète.
L’ADEME nous propose son dossier : Comment organiser un Noël plus écolo ?

Quel sapin de Noël choisir ?
Il y a la solution de ne pas faire de sapin de noël avec un vrai sapin mais avec un objet symbolique (plante verte, maquette bois, etc.). Mais pour les inconditionnels l’association CLCV propose quelques conseils.
Le sapin de noël écolo existe t’il ?
Et aussi le coté obscur de la chose sur BastaMag.
Fabriquer son sapin ? Une activité ludique et la participation créative de toute la famille, avec des matériaux de récup’, naturels, non traités… on peut faire des merveilles !

Black Friday : directive Omnibus
Pour la première fois, les marchands vont devoir appliquer la nouvelle directive européenne Omnibus qui vise à limiter les fausses promotions.
Jusque-là en effet, la seule obligation des marchands était de faire en sorte que le prix de référence (ou prix barré), qui sert de base au calcul de la ristourne, ne soit pas fantaisiste, sans plus de précision.
Dorénavant, les règles changent. Les commerçants devront afficher le prix le plus bas qu’ils ont appliqué dans le mois précédant l’entrée en vigueur de la promotion. Concrètement, si le marchand veut vendre 90 € un produit qu’il a vendu entre 100 et 130 € dans les 30 jours précédant la promotion, le prix barré devra être de 100 €. La réduction affichée sera donc de 10 %. Extrait Que Choisir.

Destruction de la planète, exploitation de la main-d’œuvre locale… notre garde-robe ne sent pas bon. Extrait : Que Choisir (02/10/2022).
"Mondialisation déraisonnable et rythme de production frénétique… la planète est bien une fashion victim ! Selon la Commission européenne, la consommation de textiles se place quatrième en matière d’impact environnemental et de changement climatique après l’alimentation, le bâtiment et la mobilité (1). Ce fardeau s’alourdit chaque année, les ventes mondiales de vêtements ayant doublé entre 2000 et 2015. L’ensemble du processus de production est en cause. Si on pense spontanément à l’impact du transport, il s’avère marginal par rapport aux autres étapes...
La production des matières premières pollue à divers égards. Pour citer les deux les plus courantes, la culture du coton requiert beaucoup d’eau et utilise des pesticides tandis que le polyester, issu du pétrole, affiche un bilan carbone élevé, sans parler du rejet de microparticules dans les océans lors du lavage en machine des vêtements. Ensuite, concernant la transformation des fibres textiles, non seulement elle est extrêmement énergivore, mais le mix énergétique des géants du secteur, tels que la Chine, le Bangladesh ou l’Inde, laisse une place prépondérante au charbon. Résultat, la filature, le tissage et l’ennoblissement (teinture, apprêt, impression, etc.) émettent énormément de gaz à effet de serre." QueChoisir.

Sauver la planète : Les petits changements de comportement produisent de grands résultats.
L’intérêt général comme boussole : "Les choix personnels doivent toujours être guidés par l’intérêt collectif" (E. Kant). Le but est d’engager des actions, personnelles et collectives, qui ont un impact positif sur la société. Des gestes simples : refuser le plastique et toujours avoir avec soi un filet et des sachets réutilisables pour faire ses courses.
Questionnaire : Quel consommateur responsable êtes-vous ?

Indice de réparabilité : nouveaux produits concernés.
Apposé depuis le 1er janvier 2021 sur 5 familles de produits (les smartphones, les ordinateurs portables, les téléviseurs, les lave-linge à hublot et les tondeuses à gazon), l’indice de réparabilité s’étend. Cette note sur 10 qui renseigne les consommateurs sur le degré de réparabilité des produits va désormais concerner les lave-linge « top » (à chargement par le dessus), les lave-vaisselle, les nettoyeurs à haute pression et les aspirateurs (filaires, sans fil et robots). Lire plus sur UFC QUECHOISIR.

Consommer autrement.
Pour les fondatrices de Kaba il a semblé inacceptable qu’en 2020, il soit toujours plus compliqué de consommer responsable que de consommer “normal” (le normal n’ayant ici rien de réjouissant : production polluante, articles qui font 3x le tour de la terre avant d’arriver chez vous, fast fashion et tutti quanti.
Autour de nous, de plus en plus de personnes ont envie de mieux consommer mais ne savent pas par où commencer. Entre les labels bio, l’ambition de consommer local, de limiter les emballages, les injonctions contradictoires, on peut vite se sentir perdu.e. Quels labels suivre ? Doit-on faire confiance aux étiquettes “super écolo” sur un déo ou un t-shirt ? Comment on composte ? Quels gestes adopter à la maison ? Et tant d’autres questions...
La suite sur lekaba.fr

Bref, il était urgent de faciliter la vie des consommateurs...et leur transition vers une consommation plus verte. Nous avons donc décidé de chercher, comparer et sélectionner pour eux les meilleures alternatives éco-responsables pour tous les gestes et produits du quotidien.

La procrastination comme obstacle :
La volonté des humains pour sauver le climat semble au point mort. Bien sûr les évènements climatiques violents font prendre conscience à la plupart d’entre nous que la question devient sérieuse. Personne ne veut voir un mètre d’eau dans sa maison ou le feu détruire tout. Mais pour sérieusement passer à l’action et faire des efforts pour réduire ses voyages, sa consommation, ... C’est ne autre histoire. On verra plus tard.

Moins de déchets au quotidien :Il ne s’agit pas d’être trop exigeant. Les gestes zéro déchets viennent progressivement (et deviennent naturels). Il faut faire ce qu’on peut, acheter en vrac ce qui est disponible, ... Limiter au maximum les déchets plastiques et ceux qui ne sont pas recyclables, éviter de boire l’eau en bouteille, apporter ses sachets en boutique et sur les marchés, ... Par personne, en France, 30kg d’aliments sont jetés par an (mieux gérer ses stocks et les dates de péremption n’est pas très compliqué !? Des gestes simples qui deviennent des habitudes.

Se déplacer autrement : C’est souvent facile à dire lorsqu’on habite en ville et plus difficile pour tous ceux, qui habitant en grande banlieue ou à la campagne ont des trajets longs sans possibilité de transports publics. En voiture on peut adopter l’éco-conduite et économiser sa consommation de 30%. Dans tous les cas les trajets courts peuvent se faire à pied ou en vélo. Le train pourra souvent être préféré à la voiture et les trajets en avions peuvent être supprimés (ou du moins très réduits).
Il ne faut pas avoir des objectifs trop ambitieux. Au début une attitude "zéro déchets" demande effort et discipline mais les "bons" gestes finissent par devenir naturels et automatiques.

Quelques (re)lectures : L’avenir de la planète commence dans notre assiette, Ed. Points, 7,60 euros ; Journal de guerre écologique, Ed. Livre de poche, 7,40 euros ; Ça commence par moi - Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde, Ed. Points, 7,50 euros ; Zéro déchets - 100 astuces pour alléger sa vie, Ed. J’ai Lu, 7,90 euros.
Et aussi la dernière video de Nicolas Meyrieux :
Et le film Nouvelles graines.

Dire non à la société de consommation.
Quels avantages :
1. Avoir moins de dettes ;
2. Perdre moins de temps à s’occuper des objets que l’on possède ;
3. Réduire son envie d’en avoir toujours plus ;
4. Diminuer son empreinte écologique ;
5. Plus besoin de suivre la mode ;
6. Arrêter de vouloir impressionner les autres avec des choses que l’on achète ;
7. Devenir plus généreux ;
8. Être mieux dans sa peau (et dans sa tête) ;
9. Prendre conscience des mensonges de la publicité ;
10. Réaliser que la vie, ce n’est pas seulement consommer.
Lire aussi : De la société de consommation à la déconsommation ?
Découvrez l’astuce 10 bonnes raisons de dire non à la société de consommation.

Prix des carburants.
Que Choisir affiche les tarifs à jour des carburants et les écarts par rapport au prix moyen de votre département. Avec sa carte interactive, comparez en quelques clics les stations-service proches de chez vous et faites le plein d’économies !
La carte.

Fin des tickets de caisse papier au 1er janvier 2023.
« Voulez-vous votre ticket de caisse ? » Et la même question se répète pour votre ticket de carte bancaire. Au plus tard le 1er janvier 2023, l’impression et la distribution systématique des tickets de caisse et des tickets de carte bancaire seront interdites, sauf demande du client.
Enjeu : L’objectif de cette mesure est de lutter contre le gaspillage et les effets négatifs sur la santé des perturbateurs endocriniens contenus dans le papier.
Des conséquences concrètes :Le consommateur qui oubliera de réclamer son ticket de caisse pourra être confronté à quelques désagréments.
L’impossibilité de vérifier les erreurs de prix ou la bonne application des promotions.
La difficulté de justifier de ses achats lors d’un contrôle effectué par la sécurité du magasin.
L’absence de preuve d’achat compliquera, voire rendra impossible, l’échange, le remboursement ainsi que la mise en œuvre de la garantie commerciale et de la garantie légale de conformité.
Texte législatif.

"Osez changer !"
C’est une opération originale qui a été menée par l’Ademe, l’agence de la transition énergétique, depuis avril 2021 : 21 foyers-témoins ont été sélectionnés pour une vaste opération d’inventaire et de désencombrement de tout ce qui était dans leurs foyers (répartis en six catégories : les vêtements et chaussures, les meubles, les objets de bricolage, les jeux et jouets, les équipements sportifs et les objets électriques).
Résultat : le nombre d’objets que possèdent les foyers est nettement sous-estimé : entre l’estimation et les chiffres réels, il y a un écart considérable. Les Français sondés pensaient posséder (en moyenne) 34 appareils électriques dans leur foyer. Ils en avaient en réalité... 99, dont 6 n’avaient jamais été utilisés. Même chose pour les chaussures, avec une estimation de 16 par personne… pour une moyenne réelle de 29 par personne - l’Ademe précise par ailleurs que les écarts sur certains types d’objets sont considérables entre les 21 foyers du panel, avec de 11 à 84 paires de chaussures pour les femmes (9 à 32 pour les hommes), ou de 4 à 28 écrans par foyer.
La méthode BISOU.
Ce sont cinq questions à se poser avant d’acheter :
B comme "besoin" ;
I comme "immédiateté"
S comme "semblable"
O comme "origine"
U comme "utile"
Certains n’utilisent pas la méthode BISOU mais ont déjà dans leur poche des applis comme BuyOrNot qui relaie des appels au boycottage liés à l’impact social des entreprises, ou bien We Act for good, qui aide à faire diminuer notre consommation et donc nos déchets, ainsi que nos dépenses d’énergie.

La tendance à rechercher la réparabilité des appareils pourrait aussi nous aider. En janvier 2021 une nouvelle icône a fait son apparition sur les produits électroménagers, comme les lave-linges et les téléviseurs. Il s’agit de l’indice de réparabilité, qui indique aux consommateurs si l’appareil qu’ils s’apprêtent à acheter est facile à réparer.

L’objectif est d’utiliser tous les outils possibles pour rendre la consommation moins gourmande en énergie et moins polluante. C’est désormais un besoin.

L’observatoire des pannes.
Promotrice d’une consommation responsable, l’UFC-Que Choisir a décidé de lancer, dans le cadre du projet européen PROMPT, un observatoire des pannes. Grâce au recensement et à l’analyse de tous vos signalements, cet observatoire doit nous permettre, au-delà de l’aide individuelle que nous pouvons vous apporter, de détecter et d’agir contre l’obsolescence organisée/programmée des appareils. Nous vous aidons individuellement, nous agissons collectivement. L’observatoire des pannes.

Un nouveau DPE en juillet 2021.
Le diagnostic de performance énergétique, ou « DPE », est le document de référence qui évalue la performance énergétique d’un logement et la restitue, notamment à travers des étiquettes énergie. Le DPE fait l’objet d’une refonte qui le rendra plus fiable, plus lisible, et permettra de mieux tenir compte des enjeux climatiques. Lire plus.

Passer à l’action.
Si nous changeons tous un peu, ça change tout. Ensemble, consommons et vivons autrement ! C’est la proposition du WWF : Le pouvoir de mieux consommer, c’est ça l’effet WAG !

We Act for Good (WAG) est le programme proposé par l’ONG qui redonne du pouvoir sur sa consommation en simplifiant le changement de comportement. En savoir plus et télécharger l’application.

La "guerre" est déclarée ...!

"Les grandes marques continuent de sacrifier l’humain et la planète. Cela ne peut plus durer, c’est pour nous insupportable. Aujourd’hui, si c’est aux marques de changer le monde, c’est à nous de créer des actions concrètes et durables." Sensei Family. Voir la video.

Comment reprendre la mains sur nos consommations ?

Le confinement a permis de repenser la consommation : fin des achats impulsifs, achats de produits locaux, plus respectueux de l’environnement. "Il y avait déjà une dynamique avant la crise sanitaire qui faisait monter la posture critique de la population à l’égard consommation. De plus en plus de Français voulaient déjà consommer moins mais mieux", analyse Philippe Moati.

De la prise de conscience à l’action. Nous consommons 3 fois plus qu’il y a 60 ans, sous l’effet du marketing qui nous pousse à remplacer sans cesse nos biens. Tout cela à un coût économique, mais aussi écologique. Chacun de nous produit une demie tonne de déchets par an. Pourtant, on gagnerait à jeter moins, et la planète aussi ! Une infographie est proposée par l’ADEME pour faire le point sur la consommation, les bonnes questions à se poser avant d’acheter et détaille les solutions pour faire durer les produits et ainsi réduire la taille de nos poubelles ! > Voir l’infographie.

La transition n’est plus nécessaire. Elle est indispensable !

COVID - La pandémie qui nous a confiné en ce début 2020 devrait être un révélateur : La frénésie de consommation dans laquelle la mondialisation nous a englué doit prendre fin. Le commerce du temps confiné a (encore) profité aux mêmes circuits. Avec les achats "panique" la grande distribution voit son chiffre d’affaires "exploser" comme le e-commerce qui profite bien de la crise, alors que les petites productions de fruits et légumes paysanes sont jettées.

Au delà de ce constat il faudrait profiter de cet épisode pour repenser nos filères d’approvisionnement et nos relations avec les producteurs de proximité. Et dans nos pratiques de groupements d’achats de faire preuve de créativité pour mettre à l’abri notre approvisionnement et protéger les activités de nos voisins paysans.

Pour aller plus loin lire Bruno Latour : Imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise

Et si on commençait par lire les étiquettes ?

Du yaourt aux fruits sans fruits , des produits déséquilibrés (trop sucrés, trop salés, trop gras) prétendument sains, des dérivés d’animaux cachés derrière des emballages alléchants, du made in France qui provient des quatre coins du globe, des informations floues ou incompréhensibles, etc. Les fabricants recèlent d’inventivité pour nous induire en erreur, donner une meilleure image de leurs produits que ce qu’ils ne sont en réalité. La suite sur Foodwatch.

Et l’astucieux calendrier du vent (Arnaque à l’étiquette) de décembre 2019.

En écologie politique, la consommation critique prend des formes très réprobatrices, anticapitalistes, subversives et irrécupérables, ...

Milan Medic, l’hyperconsommation.

Plus modestement, R.E.S.P.E.C.T.S. avec son "Intention" Réseau d’Economie Solidaire préfère organiser des groupements d’achats pour mieux consommer et tisser des liens directs avec les producteurs.

Nous qui nous engageons dans ces circuits de distribution courts nous le faisons par conscience environnementale, pour lutter contre le gaspillage et pour consommer des aliments, bons et sains à la santé.

De nombreux groupements d’achats sont proposés toute l’année aux adhérents.

Un lien direct producteur/consommateur

Acheter directement aux producteurs c’est aussi aider des paysans à dynamiser des territoires. Ce mode de consommation permet de se rencontrer, de s’impliquer dans la vie sociale, d’échanger, ... Mais aussi de manger sain. Et, par voie de conséquence, d’éviter l’agro-industrie, la banalisation de l’hyper distribution, la malbouffe et les techniques de manipulations mentales qui guident le citoyen vers des aliments qui pour être toujours moins chers sont souvent de mauvaise qualité et dangereux pour la santé.

Ce mode d’échange en circuit court est aussi disponible sur les marchés de plein vent, dans les AMAP*, magasins de producteurs, ... La rémunération du paysan est juste et les produits sont frais et de bonne qualité pour préserver notre santé.

Bio, naturel, un développement en trompe l’oeil.

La consommation critique, en tant qu’attention portée par les ménages aux décisions de consommation, est en réel développement. Mais les contraintes économiques freinent la demande. Et l’offre de production "naturelle" est souvent insuffisante.

Ne nous y trompons pas ! Le nombre d’AMAP*, est bien passé de 1 en 2001 à 2.000 en 2015 mais le bio c’est seulement 6,5% de la surface agricole utile (en 2017). Et ce même marché des produits bio est bien malmené par l’hyper distribution qui s’est engouffrée dans cette promesse de chiffre d’affaires. Les manoeuvres pour contrôler le marché de l’alimentation vont bon train. Pour compléter ce tableau en demi-teinte : Les lobbies des pesticides sont intouchables ... (LR&LP)

Consommation positive, le consommateur Roi !

Les alternatives concrètes pour une alimentation responsable et solidaire traduisent le questionnement des consommateurs sur les dérives de la consommation (et de l’économie) dans notre société. Pourquoi accepter de consommer des poulets élevés en six semaines seulement dans des conditions abominables ?
La démonstration, de la course aux petits prix, par le poulet > Video.

Le consommateur positif est quelqu’un de pragmatique. Il est conscient des dangers de la surconsommation pour la planète. La consommation positive s’applique à 5 niveaux : écologie, éthique, social, bien-être, santé. Il s’adressera de préférence directement aux producteurs, participera à des groupements d’achats. Par ses gestes quotidiens il limitera le gaspillage, compostera, ... Il sera un consommateur conscient !
Un bel exemple : Notre aventure sans frigo de Marie Cochard

C’est à nous consommateurs, par nos actes d’achats, d’imposer nos choix pour une production alimentaire qui tienne enfin compte de conceptions éthiques et environnementales, sans inégalités sociales, avec une responsabilité globale partagée. Ensemble nous avons le pouvoir de faire évoluer les choses dans le bon sens .
Jacques Solomiac

Et aussi la marque consommateurs : C’est qui le patron ?

* AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.

>> La consommation critique. Mouvements pour une alimentation responsable et solidaire. Sous la direction de Geoffrey Pleyers

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