Un ver au secours des grands brûlés.

Il a pour nom : Arénicole des pécheurs (arenicola marina), c’est un ver de mer présent sur les côtes atlantiques françaises.

Avant de faire parler de lui après l’incendie de Crans-Montana (arenicola marina) avait, à titre expérimental sauvé Thomas, brulé à 85%, qui se considère comme un miraculé.
"Quand je suis arrivé aux urgences, ils m’ont mis dans le coma", raconte le grand brûlé. Le corps médical a eu une première réunion avec ma famille le vendredi soir. Les médecins leur ont annoncé que ce n’était pas possible de me sauver".
Famille et médecins tentent alors le tout pour le tout avec un gel cicatrisant qui n’est pas encore sur le marché. "Ce gel-là m’est appliqué sur le torse et dans le dos tous les deux jours. Donc tous les deux jours, ils me déballent, comme ils disent. Au bout de quinze jours, la peau de mon dos et de mon torse est revenue quasiment normale, très fragile, très fine. Mais j’ai récupéré une bonne peau."

Un miracle pour la peau...
Déjà connu pour ses capacités dépolluantes, le ver marin apporte aujourd’hui de grandes avancés médicales, comme la guérison de plaies de grands brûlés. Son secret, la molécule d’hémoglobine M101, un formidable transporteur d’oxygène.
Dans son hémoglobine, le ver marin possède cette molécule capable de transporter 40 fois plus d’oxygène que la nôtre. Plus d’oxygène, cela signifie pour la peau brûlée une meilleure régénération. On répare plus vite la barrière cutanée, donc on diminue les risques d’infection et on va avoir une cicatrisation qui va être de meilleure qualité."
Et voilà pourquoi un millier de seringues commandées de ce gel magique ont été commandées pour les victimes de Crans-Montana.