Un jardin pour l’éternité.

Yorgos Archimandritis, Gilles Clément, Ed. Arthaud, 21 euros.
Ce livre invite à suivre ce cheminement – du jardin à la planète, du geste à la pensée – pour repenser notre manière d’habiter la Terre.
Le jardinier se distingue du paysagiste par son obligation de travailler avec la matière vivante, une posture qui impose humilité et douceur. Loin des techniques imposant une maîtrise artificielle, Gilles Clément prône une observation fine de notre environnement : "le jardinier est dans l’obligation de travailler avec le vivant."
Gilles Clément considère le partage des semences et l’accès gratuit aux ressources biologiques comme des actes de résistance contre la privatisation du vivant. Il défend aussi ce qu’il appelle le "brassage planétaire : que ce soient des plantes, des animaux ou des humains, on ne peut pas refuser l’Autre parce qu’on ne le connaît pas. Nous vivons dans un jardin planétaire, on est obligé de le comprendre. Ceux qui hériteront de mon jardin feront ce qu’ils ont envie d’en faire. S’ils ne font rien, ce n’est pas dangereux, ça fait une forêt. Paysagiste, c’est le seul métier où quand on ne fait rien, on fait une forêt."
Gilles Clément considère le partage des semences et l’accès gratuit aux ressources biologiques comme des actes de résistance contre la privatisation du vivant. Il défend aussi ce qu’il appelle le "brassage planétaire : que ce soient des plantes, des animaux ou des humains, on ne peut pas refuser l’Autre parce qu’on ne le connaît pas. Nous vivons dans un jardin planétaire, on est obligé de le comprendre. Ceux qui hériteront de mon jardin feront ce qu’ils ont envie d’en faire. S’ils ne font rien, ce n’est pas dangereux, ça fait une forêt. Paysagiste, c’est le seul métier où quand on ne fait rien, on fait une forêt."