Un grain de sable dans la machine.

Nicolas Celnik, Juliette Brigand, Ed. Sciences Critiques/Le Passager clandestin, 22 euros.

Un titre pour nous faire réfléchir sur notre dépendance aux objets connectés et à la technologie qui nous entoure. Un grain de sable comme celui de la remise en question et du réveil critique, cet instant où l’on ne se laisse plus endormir par la grande machine qui nous impose un progrès sans concertation citoyenne.
5G, compteurs Linky, Intelligence artificielle, les acteurs de la tech épaulés par les responsables politiques nous présentent les innovations comme des évidences, nous adoptons ces nouveaux services conçus pour être fluides et intuitifs mais sont ils pour autant souhaitables ?

Marie, est graphiste indépendante, elle a quitté la ville, pour rejoindre en Bretagne son amoureux du moment Adel, un ouvrier agricole qui se réveille tôt le matin pour partir sur les champs. « Toi à la fin de la journée, tu sais pourquoi tu es fatigué ». Marie passe ses journées devant son écran profitant d’un nomadisme digital qui lui prend toute son attention, elle reste à l’affut de chaque notification, même dans la chambre à coucher où le sexe devient secondaire face à un téléphone qui vibre.
Une vie hyper-connectée mais au hasard d’une ballade dans cette région de résistance qu’est la Bretagne, elle rencontre un collectif en lutte contre l’implantation des antennes 5G. « Je veux bien me faire opérer à distance grâce à la 5G mais je préfèrerai d’abord avoir un médecin à moins d’une heure de route » lui confie l’un des membres, elle commence à s’ intéresser à l’impact social, écologique et politique de la technologie…