Sol vivant : pour ramener de la vie au jardin.
Un sol vivant est un écosystème complet où bactéries, champignons, vers de terre, insectes, micro-organismes, travaillent ensemble. Ils ont tous un rôle : recycler les nutriments, aérer le sol, décomposer la matière organique, réguler l’eau...
Lorsque le sol est vivant il est en bonne santé et peut nourrir les plantes.
"Personne ne fertilise ou n’irrigue une forêt. La forêt est autonome. Si vous êtes capable de recréer une forêt nourricière alors votre principal effort sera d’en récolter les fruits." Robert Hart.
La FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, indique qu’un quart de la biodiversité mondiale se trouve dans les sols. Une diversité d’organismes qui interagissent pour maintenir les cycles naturels essentiels à la vie.
En combinant respect de la nature, productivité et durabilité, favoriser la vie du sol c’est une démarche agroécologique, en phase avec les enjeux environnementaux actuels.
Trois conditions pour un sol vivant :
- La structure physique : un sol bien organisé laisse passer l’air et l’eau tout en offrant un terrain solide pour les racines.
- L’équilibre chimique : il doit contenir les bons nutriments, ni trop ni trop peu, pour répondre aux besoins des plantes.
- L’activité biologique : une multitude d’organismes transforme la matière organique et fait tourner les cycles naturels.
Un sol vivant est capable de produire, protéger et de se régénérer en continu.
Un sol vivant c’est bon pour le présent et l’avenir. Le sol vivant solutionne beaucoup de problématiques, il ...
-* Favorise la fertilité. Les micro-organismes décomposent la matière organique en nutriments directement assimilables par les plantes. Ce processus naturel évite le recours aux engrais chimiques.
-* Améliore la structure du sol. Les organismes vivants, travaillent, seuls, le sol et améliorent l’aération et le drainage. Une bonne structure permet aux racines de se développer et d’accéder à l’eau et aux nutriments.
-* Augmente la résilience. Un sol vivant, qui retient l’eau, aide les plantes à traverser les périodes de sécheresse. Il est plus résistant à l’érosion et aux variations climatiques.
-* Réduit les maladies. Un sol vivant est un sol en meilleure santé. Les organismes bénéfiques présents dans un sol vivant aident à contrôler les pathogènes en limitant leur prolifération.
Des gestes simples à la portée de tous qui sont les principes d’un sol vivant :
-* Le non labour : un sol non retourné, permet de préserver les champignons mycorhiziens, essentiels pour les échanges entre les plantes et le sol et la vie microbienne. Chaque couche joue un rôle précis dans le stockage des nutriments et de l’eau.
-* La couverture permanente. En toutes saisons, un sol nu est un sol vulnérable. Une couverture permanente des sols est indispensable aux cultures, avec des couverts végétaux des paillages organiques. Cette couverture protège le sol des agressions climatiques (pluies torrentielles, vents…) et nourrit les organismes vivants présents. Elle limite aussi le développement des mauvaises herbes et maintient un environnement favorable à la biodiversité.
-* L’apport de matière organique. Le sol vivant aime les apports réguliers de matière organique, sous forme de compost, d’engrais verts ou de résidus de culture. Cette matière nourrit les organismes vivants du sol, améliore sa structure et stimule la rétention d’eau. Ils enrichissent le sol de manière durable.
Nourrir un sol vivant.
- Sans oublier :
Planter sans compter. Les plantes sont les premières alliées d’un sol vivant. Elles ne se contentent pas de pousser : elles fabriquent littéralement le sol sur lequel elles vivent. Planter toujours plus – fleurs, légumes, arbres ou engrais verts – offre au sol l’énergie et la matière dont il a besoin pour rester vivant.
Réintroduire des arbres (même petits). Quelques arbustes ou petits arbres peuvent faire la différence.
Leurs racines plongent profondément, ramènent les nutriments des couches inférieures et améliorent la structure du sol et pallient l’érosion. Les feuilles, apportent une couche d’humus qui nourrit la terre. Ils créent un petit microclimat idéal pour les plantes.
Diversifier les productions. Le sol aime la diversité ! Alterner les cultures ou les associer (comme le fameux trio la milpa : maïs-haricots-courges) favorise une biodiversité saine. Chaque plante a son rôle : certaines enrichissent le sol en azote, d’autres aident à décompacter la terre. Et puis, c’est aussi un moyen de réduire les maladies et les parasites, qui ont plus de mal à s’installer quand le menu est varié. Les grandes plantes potagères vont faire de l’ombre aux plus petites, certaines vont naturellement éloigner les ravageurs et parasites des autres, etc.
Extraits de Permacademy
Aller plus loin : solsvivants.org ; Comment rendre un sol fertile...