Où habiter ?

Guillaume Faburel, Isabelle Brokman, Ed. Tana, 14,90 euros.
La métropolisation implique une expansion urbaine incessante, l’accélération des rythmes de vie, la déconnexion avec la nature et l’hyper dépendance à des ressources qu’elle ne peut pas produire. Les villes deviennent des fournaises ou sont en proie aux inondations : où habiterons-nous en 2050 ?
Urbanisation et artificialisation des sols génèrent exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise environnementale.
Aujourd’hui, 58% de l’humanité habite en ville. À Paris, les approvisionnements (alimentation, énergie, eau...) sont à flux tendu. Combien de temps d’autonomie alimentaire a-t-on en ville, en cas de rupture des flux ?
L’ouvrage montre combien le dérèglement climatique constitue une raison suffisante de quitter les métropoles. Elles sont toutes désavantagées, en France, par rapport à leur arrière-pays. En période caniculaire, l’écart peut aller jusqu’à 12°C entre le cœur de Toulouse et une campagne arborée située à 40 ou 50 kilomètres, par exemple.
L’auteur plaide pour un rééquilibrage en faveur des campagnes et identifie sept ensembles géographiques où d’autres manières de vivre pourraient se développer – sans en faire pour autant des refuges à l’abri de toutes les crises.