Notre déni de guerre
Stéphane Audoin-Rouzeau, Ed. Seuil, 5,90 euros.
Après la dissolution de l’URSS en 1991, nous avons cru nous être libérés, pour toujours, de l’éventualité d’une catastrophe guerrière en Europe. Et comme tous les pacifistes, nous avons cru que si nous ne désignions aucun ennemi, nulle action de guerre n’était susceptible de nous menacer.
Nous avons oublié que l’ennemi peut nous désigner, et qu’en l’occurrence, un ennemi désormais nous désigne depuis l’attaque russe de février 2022. C’est cela que nous, enfants de la déprise de la guerre européenne depuis 1945, « gâtés à la paix », devons à présent regarder en face.
Un essai bref et percutant, dans lequel le spécialiste de la Grande Guerre explore l’aveuglement collectif qui nous empêcherait d’envisager pleinement un conflit armé sur notre sol.
Nous autres, Européens de l’Ouest, « vivons dans la certitude d’une paix éternelle », dit-il. Une illusion nourrie par l’effondrement de l’URSS il y a trente-cinq ans, mais ébranlée par l’actuel embrasement de la scène internationale...
