Les solutions fondées sur la nature sont à privilégier.

Beaucoup de scientifiques promeuvent les solutions fondées sur la nature, qui ont des bénéfices combinés à la fois pour la biodiversité, le climat et les populations.
« Il n’y a pas de fatalité, on décide aujourd’hui du monde de demain ». Lucie Pinson, fondatrice de l’ONG Reclaim Finance.

Une étude de 2020 parue dans la revue scientifique Global Change Biology concluait que "les interventions fondées sur la nature se révèlent le plus souvent aussi efficaces, voire plus efficaces" dans 59 % des cas, "que d’autres interventions pour lutter contre les effets du changement climatique". C’est en préservant les écosystèmes existants, plutôt qu’en essayant d’en récréer de nouveaux, que le potentiel est le plus grand.

Ainsi, la régénération naturelle des forêts pourrait capturer environ 226 milliards de tonnes de carbone, et 61 % de ce potentiel peut être atteint en protégeant les forêts existantes, comme le montrait en novembre 2023 une
étude dans la revue Nature.
En juin 2025, une étude menée par un consortium international — incluant Météo-France, le CNRS et le CEA — a conclu que le « budget carbone » pour maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des + 1,5°C sera épuisé dès 2028. Cette information a fait l’effet d’une déflagration donnant le sentiment que la partie est fichue. Pour François Gemenne, président du Conseil scientifique de la FNH et co-auteur du 6e rapport du GIEC, cette information nous dit une chose : il est temps de mettre les bouchées doubles.

Le changement climatique est inéluctable mais nous pouvons encore agir sur sa gravité.

Si les émissions de gaz à effet de serre prenaient fin dès aujourd’hui, la température resterait élevée pendant des centaines années.
En revanche, le processus de réchauffement, lui, dépend directement de la quantité de CO2 émise. Cela signifie que si nous cessions d’émettre des gaz à effet de serre, ce processus se stopperait là où il est. D’où l’importance d’agir car, comme pour la fièvre humaine, chaque dixième de degré compte.
L’objectif principal reste de contenir le réchauffement en deçà de 2°C. L’objectif de + 1,5°C, (Accord de Paris 2015) était un marqueur d’ambition politique. Mais l’objectif principal de l’Accord reste de contenir le réchauffement « bien en dessous de 2°C ». Et cet objectif est encore à notre portée.
Extrait de FNH. Lire l’intégralité : Changement climatique, l’essentiel contre les idées reçues.