Le soja : recommandations de l’Anses.

Les produits à base de soja se multiplient. Alternative végétale prisée car riche en protéines, cette plante est même utilisée en substitut d’autres aliments, comme la viande. Ainsi, sans même que nous le sachions, nous mangeons du soja très régulièrement. C’est aussi majoritairement avec des protéines de soja que sont nourris les animaux, vaches comme porcs, dans l’Union Européenne.

Le soja est une source de protéines végétales très intéressante mais depuis peu, le soja fait l’objet de controverses, avec des recommandations de consommation extrêmement basses.

Eviter les isoflavones.
Les isoflavones naturellement présentes dans certains végétaux peuvent avoir des effets nocifs sur la santé, en particulier sur le système reproducteur, si elles sont consommées en trop grande quantité. Le soja étant la principale source d’isoflavones, l’Anses recommande de ne pas servir d’aliments à base de soja en restauration collective pour éviter une surconsommation. Elle invite également les producteurs et les industriels de l’agroalimentaire à revoir les techniques de production et de transformation du soja, pour diminuer les teneurs en isoflavones dans les aliments.
Lire plus sur l’Anses.
Et aussi : recommandations de l’Anses.

Manger du soja ?
Il est bien sûr possible de consommer du soja. Le soja offre nombre de bienfaits. Riche en protéines végétales, il est également bien pourvu en fibres. Par exemple, un « steak » végétal fournit autour de 17 g de protéines pour 100 g, contre 21 g s’il est de viande. Un véritable atout quand les autorités sanitaires préconisent de manger moins de viande rouge et de charcuterie mais de maintenir de bons apports en protéines. Enfin, les graines de soja ont une teneur élevée en minéraux (fer, zinc, calcium) et en vitamines (K, B9).
« En fait, la question à se poser est : “Qu’est-ce que ça vient remplacer ?”, explique Sébastien Demange, médecin et membre du conseil scientifique de l’Observatoire national des alimentations végétales (Onav). Par exemple, si je remplace la charcuterie d’un repas par son alternative végétale, ce sera toujours mieux, car la charcuterie à base de viande est un cancérigène de niveau 1. »
Santé publique France conseille d’éviter le soja en cas de grossesse ou d’allaitement ainsi qu’aux enfants de moins de trois ans. La modération est aussi préférable pour les femmes atteintes d’un cancer du sein hormono-dépendant. De leur côté, les experts insistent : le plus important est de varier les sources végétales, c’est-à-dire de ne pas se cantonner au soja, et de manger beaucoup de fruits et de légumes tout en multipliant les types de légumineuses et de céréales.

Un conseil également émis par l’Anses dans son rapport. « Les pois chiches, les haricots rouges, les lentilles ou encore les fèves et les flageolets sont riches en fibres, ce qui en fait des alliés pour notre santé selon Sébastien Demange.