Le microbiote influe sur notre santé.

Notre microbiote, ou flore intestinale, avec ses milliards de micro-organismes, est important pour notre santé. Une alimentation saine, variée, est gage d’une flore en pleine forme.

Le microbiote apprécie :
Pour être robuste le microbiote apprécie une grande quantité de fibres. Ce qui implique que notre régime doit être riche en fruits et légumes, de saison et varié. Ne pas trop réfléchir. Savoir si la banane fournit plus de fibres que la pomme, ou si les poireaux fermentent mieux que les haricots, c’est sans intérêt. « Il faut manger les fruits et légumes que nous aimons et prendre plaisir à cuisiner pour les rendre savoureux. De toute façon, la recherche sur le microbiote ne permet pas, aujourd’hui, de prédire quel aliment favorise quelle bactérie », rappelle la Pr Hanachi.

Le régime méditerranéen
Depuis longtemps on le sait les personnes respectant un régime méditerranéen ont un microbiote plus riche et diversifié, et meilleure santé globale. « On observe une surreprésentation des bactéries utiles, type Faecalibacterium prausnitzii ou Prevotella, qui sécrètent des acides gras à chaîne courte. Pour une meilleure santé métabolique, un risque diminué de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires, et une baisse de l’inflammation de bas grade », détaille la professeure.

Le régime méditerranéen (ou crétois) privilégie une grande diversité alimentaire, le fait maison et les produits de saison. Il encourage la consommation des aliments suivants :

  • Les fruits et légumes, comme base de l’alimentation ;
  • Les légumes secs (lentilles, haricots…), plusieurs fois par semaine ;
  • Les féculents complets (riz, pain, pâtes) chaque jour ;
  • Les poissons, dont des poissons gras (sardines, maquereau, hareng, saumon…) deux fois par semaine ;
  • Les matières grasses végétales pour la cuisine et l’assaisonnement, apportées par l’huile d’olive ou de colza ;
  • Les fruits secs (noix, noisettes…), avec une poignée par jour.

La variété :
Une étude européenne, nommée MetaCardis, a montré que la consommation de différents aliments (noix, poisson…) et de boissons (thé, café, vin et bière en quantité raisonnable) était associée à un microbiote plus riche et diversifié. Ils contiennent en effet tous des nutriments qui favorisent la croissance bactérienne, tels les isoflavones, les polyphénols, les vitamines B et D, les acides gras insaturés ou les oméga 3 (présents dans le régime méditerranéen).
« Certaines de ces boissons sont alcoolisées et ne sont pas saines. Cela n’a pas tant d’importance, car c’est le profil global de nos repas qui contribue à la bonne santé de notre flore intestinale. La diversité de notre alimentation est essentielle à la bonne santé du microbiote », remarque la professeure Karine Clément, directrice de l’unité de recherche NutriOmique (Sorbonne Université, Inserm/APHP), qui a dirigé l’étude. C’est aussi ce qu’indique Benoît Chassaing, directeur de recherche à l’Inserm et responsable du groupe Interactions microbiote-hôte à l’Institut Pasteur : « On recommande à présent 25 fruits, légumes ou légumineuses par semaine, plutôt que les fameux 5 fruits et légumes par jour. »
Les aliments fermentés :
Autre option pour nourrir son microbiote : lui donner des aliments fermentés qui contiennent déjà des bactéries. Au choix : fromages, yaourts, choucroute, pain au levain ou boissons comme le kéfir et le kombucha. Les bactéries apportées par ces produits, différentes de celles de l’intestin, développent des molécules favorables à notre flore.
Extrait : UFC Que choisir.