Le Jet-stream est responsable ...

Le Jet-stream responsable de la vague de froid en Amérique et de la pluie en Europe depuis le début du mois de févriers 2026.

"Il y a eu deux vagues de froid américaines très puissantes en décembre 2025. Et là, une nouvelle fois, début février 2026, il y a une nouvelle vague de froid. C’est dû au Jet-stream. C’est un vent qui souffle très fort en altitude. En général, de l’Amérique en direction de la Grande-Bretagne, au nord de la France et au nord de l’Europe. En fait, ce vent est décalé bien plus au sud que la moyenne" détaille Paul Marquis, expert météo.

Actuellement, ce vent souffle en direction du Portugal, de l’Espagne, de la Méditerranée. "Toutes les dépressions se forment dans l’océan Atlantique sont dirigés vers nous, vers notre bassin méditerranéen. Et tant que cette récurrence perdure, on n’aura pas d’amélioration vraiment concrète à court ou moyen terme". C’est pourquoi les prévisions indiquent que ce phénomène va se poursuivre dans notre direction jusqu’au 20 février.

Le jet-stream décalé vers le sud
Cette année, c’est le sud de l’Europe qui se voit être confronté à une multitude de tempêtes. La France, l’Italie, le Portugal et même le Maroc. En cause ? Le Jetstream, moteur des tempêtes, qui se situe plus au sud que d’habitude. Une centaine de kilomètres d’écart seulement, mais qui fait toute la différence sur la localisation des intempéries.

Le climat se réchauffe, l’atmosphère se charge d’humidité "dès qu’on gagne un degré de température on gagne 10 % de précipitation. Il y a plus de quantités d’eau qu’il en serait tombé, il y a 30 ans". Comme il fait de plus en plus chaud, les pluies sont renforcées par le changement climatique. "Là on a encore battu un record de pluie, c’était à Antibes début février. Il est tombé 41 mm de pluie en une heure et c’est un record national pour un mois de février en France", précise Paul Marquis.

"Oui, il tombe beaucoup de pluie. De septembre à mars, c’est la période de recharge des nappes phréatiques. Donc oui, tout ce qui tombe actuellement est bénéfique pour les nappes phréatiques parce que cela s’infiltre par les sols, donc c’est bien. Par contre, on n’est qu’au début février et autant on peut avoir un printemps qui serait très sec et un été très sec", relativise Paul Marquis. Pour exemple, l’expert rappelle le mois de mars extrêmement pluvieux de l’an dernier et pourtant, il y a quand même eu des restrictions d’eau cet été " dès le mois de juillet".

"Il ne faut pas oublier qu’on est de plus en plus nombreux et que l’on consomme de plus en plus d’eau. Suivant ce qui se passe au printemps et début d’été, ça va conditionner notre été 2026".
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Futura Sciences : Climat : le jet stream est-il en train de devenir fou ?