Le Jardin liquide.

Valentine Goby, Ed. Thierry Magnier, 12,90 euros.
Les parents de Violette viennent de divorcer, tout son monde s’est écroulé. Jusque-là, son père était constamment absent, sa mère a fini par se lasser et opté pour la séparation. Depuis, Violette laisse ses estagnons (essences) fermés. Elle est persuadée que c’est à cause du métier de parfumeur de son père et abandonne l’idée de suivre ses traces.
Violette passe l’été chez sa grand-mère, Macha, aux côtés de sa mère, Agnès. Elle s’imagine funambule sur sa slackline, s’inventant des tas d’histoires pour s’occuper ; jusqu’à ce que Roberto Miopalmo s’installe dans la maison d’en face avec sa mère. Il aime dessiner et lui fait découvrir de vieux films. Mais surtout, il éprouve une vive curiosité pour ses estagnons. Le jeune garçon ne connaissait pas ce mot jusqu’à lors, tout comme Violette ne connaissait pas Julie Andrews.
Peu à peu, Roberto pousse Violette à ouvrir cette boîte qu’elle s’était résignée à garder fermée. Il l’aide à exprimer sa colère, poser des mots sur ses émotions tout comme elle pose des odeurs pour réveiller ses souvenirs enfouis. Violette ne souhaite pas revoir son père depuis la séparation, et Miopalmo a grandi uniquement avec sa mère, sans père. Il n’a pas de photo de son enfance et envie les privilèges de sa petite voisine.
Puisqu’il n’y a plus de vétiver, Violette est prête à en redemander à son père, ce qui implique de le voir. Une essence peut ainsi rapprocher, réveiller des souvenirs et adoucir.