Le gui, la plante des druides.
De cette plante sacrée à l’époque des Gaulois, il subsiste la tradition de se souhaiter une “ Bonne et heureuse année” en s’embrassant sous une boule de gui. Une plante étrange...
Au gui l’an neuf !
Le gui (Viscum album), est une des plantes terrestres les plus étranges, par sa morphologie et sa biologie. En dépit des apparences, le gui ne serait pas, linguistiquement, à l’origine de cette expression : l’expression celtique "o ghel an heu" (que le blé lève) était la formule prononcée par les druides au solstice d’hiver lorsqu’ils coupaient le gui sacré pour célébrer la renaissance de la nature.
Si le gui est un parasite, il est bénéfique aux oiseaux et autres espèces animales qui se nourrissent de ses baies pour affronter l’hiver.
En terme de botanique.
C’est un sous-arbrisseau de 20 à 50 cm, (sempervirens), "toujours vert" qui pousse sur des arbres, le plus souvent des feuillus. Il est dioïque, c’est-à-dire avec des pieds à fleurs femelles et d’autres à fleurs mâles. Il est aussi hémiparasite, il n’est pas totalement dépendant de son hôte. Il utilise les ressources de la plante hôte en lui soutirant eau et sels minéraux, mais il possède de la chlorophylle et peut synthétiser ses propres sucres et protéines.
Pour plus d’infos botaniques : Fiche et photos sur ENS de Lyon.
Des graines disséminées par les oiseaux.
L’histoire d’un pied de gui commence par le transport de ses semences par les oiseaux frugivores, plus précisément baccivores (amateurs de baies). Curieusement, alors que les baies sont rares en hiver, peu d’oiseaux consomment celles du Gui. Les ornithologues qui ont étudié le rôle des oiseaux dans la dispersion du parasite en note deux : la Grive draine (Turdus viscivorus) et la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla). Ces deux espèces ne se nourrissent pas uniquement de baies de gui : elles présentent un régime alimentaire généraliste.