Le Gardien du camphrier.

Keigo Higashino, Ed. Actes Sud, traduit du japonais par Lisa Thetiot, 368 pages, 23 euros.
Au croisement de son œuvre, tantôt fantastique tantôt policière, Keigo Higashino nous livre un roman élégant qui nous plonge dans une atmosphère mystique. Reito se voit offrir une seconde chance pour éviter la prison : gardien d’un vieux camphrier, un arbre qui aurait le pouvoir d’exaucer les vœux si l’on suit un rituel bien précis. Un roman initiatique dans lequel la poésie et la délicatesse se côtoient !
À Tokyo, le sanctuaire de Tsukisato abrite un camphrier vénérable dont le tronc évidé, formant une grotte, recueille les confidences de fidèles venus le prier. Quel pouvoir cet arbre possède-t-il pour que des dizaines de pèlerins, dûment sélectionnés par la propriétaire du lieu, viennent se confier à lui ? Devenu gardien du camphrier, le jeune Reito tente de percer le mystère de ce rituel que nul ne peut lui révéler.
"Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s’érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.