Inventaire de la basse période
Charles Dantzig, Ed. Grasset, 24 euros.
"La démocratie est une succession d’emmerdements, la tyrannie est un emmerdement interminable."
L’auteur commente, il condamne. À la lettre T, il écrit : "Les tyrans tuent l’idée d’un avenir meilleur (...), l’on ne pense même plus que le bien peut survenir." Pour franceinfo Culture, au sujet de cette dramatique pensée, il se veut plus optimiste : "Tout finit toujours par aller mieux. En effet, ça a l’air de s’emballer vers une direction catastrophique, mais le mieux arrive toujours, sinon l’humanité serait morte."
Et d’appeler à l’aide, l’histoire contemporaine : "Je n’ai jamais cru au sens de l’histoire et que la démocratie était l’achèvement parfait. De la même façon, la tyrannie n’est pas l’achèvement parfait. On en a vu tomber combien des tyrannies, le Portugal, l’Espagne, un jour, on les fiche en l’air."
Mais cette observation est celle du siècle dernier. Les temps changent et Charles Dantzig s’inquiète de ces sociétés qu’il nomme "vengeresses" et il ajoute : "Le danger actuel est que beaucoup de gens pensent que la tyrannie, c’est l’ordre. La tyrannie, c’est une forme de désordre caché, désordonné, la démocratie est désordonnée mais ne le cache pas."
