El Niño is back !

"Un épisode El Niño est prévu pour la fin de l’année 2026, ce qui augmente les chances que l’année suivante, 2027, soit la prochaine année record". (Leon Hermanson, principal auteur du rapport de l’OMM).
Un nouvel événement El Niño est en train de se mettre en place et débutera très probablement à partir de l’été 2026 (Météo France - 15 mai 2026).

El Niño se manifeste par une hausse des températures de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Il se produit d’ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Le dernier épisode, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.

En règle générale, El Niño dérègle le climat de tout le Pacifique équatorial. Dans l’est de cette zone sur les côtes de l’Amérique du Sud, donc, les conditions météorologiques sont alors plus humides (car l’eau chaude s’évapore davantage, ce qui aboutit à des précipitations plus importantes). En revanche, dans l’Ouest de cette zone (en Indonésie ou en Australie), ce sont plutôt d’importantes sécheresses qui risquent de survenir.
Dans certains cas, El Niño est aussi responsable d’excédents pluviométriques importants en Californie ou en Afrique de l’Est. De très nombreux autres secteurs de la bande tropicale peuvent également être affectés. Ses impacts sur l’Europe sont en revanche très faibles, voire inexistants.
Enfin, comme El Niño réchauffe fortement l’atmosphère du très grand Pacifique équatorial, il influe également fortement sur la température moyenne mondiale. Une influence qui pourrait mener à ce qu’un nouveau record soit battu.
Super El Niño ...!?
Ces dernières semaines, plusieurs experts s’inquiètent de la formation d’un "super El Niño", avec des conséquences encore plus accablantes pour la planète. Ce terme non scientifique "désigne généralement des épisodes pour lesquels les anomalies de températures de surface de la mer dépassent les 2°C", souligne Météo-France(Nouvelle fenêtre). En 2015-2016, "les +2,5°C ont même été franchis", rappellent les experts Jeff Masters et Bob Henson sur le site Yale Climate Connections(Nouvelle fenêtre), qui dépend de la prestigieuse université américaine. "L’anomalie sous-marine que nous observons jusqu’à présent" va dans le même sens, a expliqué début mai à l’AFP Peter van Rensch, climatologue à l’université Monash, en Australie.