CO2 : un “couvercle thermique”.
Le CO2 joue un rôle crucial dans la régulation de la température terrestre : il capte une partie de la chaleur émise par la Terre, empêchant celle-ci de s’échapper dans l’espace. Ce phénomène, appelé effet de serre, est vital… mais devient problématique lorsqu’il s’intensifie. En l’occurrence, la concentration en CO2 explose depuis la révolution industrielle et un déséquilibre se crée.
C’est quoi ? Le CO2 (dioxyde de carbone) est un gaz incolore et inodore. Il est composé d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygène.
Le CO2 est utile ! Le CO2 est une composante de l’effet de serre. Sans l’effet de serre naturel, la vie sur Terre ne serait pas possible : au lieu d’une température moyenne mondiale de 15 degrés à proximité du sol, un froid glacial de -18 degrés règnerait sur la planète.
Le CO2 joue un rôle important dans la photosynthèse. Il permet aux plantes de transformer le CO2 en oxygène.
La terre se réchauffe. Les scientifiques du climat s’entendent sur le fait que l’être humain en est le principal moteur. Depuis l’industrialisation, nous émettons d’immenses quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en particulier en raison de la combustion du pétrole, du gaz fossile et du charbon.
La règle veut que plus la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est élevée, plus notre planète se réchauffe
L’effet de serre. Un peu mais pas trop Les gaz dits « à effet de serre » agissent comme un toit en verre. Ils permettent à la lumière du soleil, formée de courtes ondes, de rayonner sans obstacle sur terre. La surface de la planète absorbe en partie ces rayons et les renvoie dans l’atmosphère sous forme de chaleur. Les gaz à effet de serre empêchent aussi le rayonnement thermique à longues ondes de s’échapper dans l’espace. A la place, ils en absorbent une partie et renvoient le reste dans toutes les directions. Ce processus réchauffe la surface de notre planète et la couche inférieure de son atmosphère.
Les six principaux gaz à effet de serre. S’il est le plus connu le CO2 n’est pas le seul gaz qui participe à l’effet de serre. Ses compagnons sont : la vapeur d’eau (H20) ; l’ozone ( O3) ; le méthane (CH4) ; le protoxyde d’azote (E20) ; l’hexafluorure de soufre (SF6) ; les hydrocarbures perfluorés (PFC) et les hydrofluorocarbures (HFC).
Les activités humaines augmentent la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère dans une mesure bien trop importante. Le toit de verre indispensable à la vie se transforme ainsi en piège mortel.
Les conséquences de l’effet de serre sur la planète.
L’effet de serre a déjà provoqué une hausse de la température moyenne mondiale d’environ 1,3 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). Selon l’Organisation météorologique mondiale, 2024 a été la première année civile à dépasser le seuil de 1,5 °C. La décennie 2015-2024 concentre par ailleurs les dix années les plus chaudes de l’histoire des relevés.
Plus le changement climatique sera important, plus l’équilibre de nos écosystèmes sera menacé. Le GIEC décrit en détail les conséquences d’un réchauffement planétaire durable de 1,5 °C :
- des vagues de chaleur, sécheresses et précipitations extrêmes plus intenses et plus fréquentes ;
- la fonte des glaces et l’élévation du niveau de la mer, qui menacent les populations côtières ;
- la désertification de zones fertiles et son impact sur l’agriculture ;
- la migration forcée de certaines populations et espèces ;
- l’effondrement de la biodiversité dans les écosystèmes les plus fragiles.
Le GIEC rappelle qu’il est impératif d’agir vite : chaque dixième de degré évité réduit l’ampleur de ces impacts.
