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Consommation critique ; consommation positive !?

En écologie politique, la consommation critique prend des formes très réprobatrices, anticapitalistes, subversives et irrécupérables, ...

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Milan Medic, l’hyperconsommation.

Plus modestement, R.E.S.P.E.C.T.S. avec son "Intention" Réseau d’Economie Solidaire préfère organiser des groupements d’achats pour mieux consommer et tisser des liens directs avec les producteurs.

Nous qui nous engageons dans ces circuits de distribution courts nous le faisons par conscience environnementale, pour lutter contre le gaspillage et pour consommer des aliments, bons et sains à la santé.

De nombreux groupements d’achats sont proposés toute l’année aux adhérents.

Un lien direct producteur/consommateur

Acheter directement aux producteurs c’est aussi aider des paysans à dynamiser des territoires. Ce mode de consommation permet de se rencontrer, de s’impliquer dans la vie sociale, d’échanger, ... Mais aussi de manger sain. Et, par voie de conséquence, d’éviter l’agro-industrie, la banalisation de l’hyper distribution, la malbouffe et les techniques de manipulations mentales qui guident le citoyen vers des aliments qui pour être toujours moins chers sont souvent de mauvaise qualité et dangereux pour la santé. En achetant directement aux producteurs nous les aidons.

Ce mode d’échange en circuit court est aussi disponible sur les marchés de plein vent, dans les AMAP*, magasins de producteurs, ... La rémunération du paysan est juste et les produits sont frais et de bonne qualité.

Bio, naturel, un développement en trompe l’oeil.

La consommation critique, en tant qu’attention portée par les ménages aux décisions de consommation, est en réel développement. Mais les contraintes économiques freinent la demande et l’offre de production "naturelle" est souvent insuffisante.

Ne nous y trompons pas ! Le nombre d’AMAP*, est bien passé de 1 en 2001 à 2.000 en 2015 mais le bio c’est seulement 6,5% de la surface agricole utile (en 2017). Et ce même marché des produits bio est bien malmené par l’hyper distribution qui s’est engouffrée dans cette promesse de chiffre d’affaires. Les manoeuvres pour contrôler le marché de l’alimentation vont bon train. Pour compléter ce tableau en demi-teinte : Les lobbies des pesticides sont intouchables ... (LR&LP)

Consommation positive, le consommateur Roi !

Les alternatives concrètes pour une alimentation responsable et solidaire traduisent le questionnement des consommateurs sur les dérives de la consommation (et de l’économie) dans notre société. Pourquoi accepter de consommer des poulets élevés en six semaines seulement dans des conditions abominables ?
La démonstration, de la course aux petits prix, par le poulet > Video.

Le consommateur positif est quelqu’un de pragmatique. Il est conscient des dangers de la surconsommation pour la planète. La consommation positive s’applique à 5 niveaux : écologie, éthique, social, bien-être, santé. Il s’adressera de préférence directement aux producteurs, participera à des groupements d’achats. Par ses gestes quotidiens il limitera le gaspillage, compostera, ... Il sera un consommateur conscient !
Un bel exemple : Notre aventure sans frigo de Marie Cochard

C’est à nous consommateurs, par nos actes d’achats, d’imposer nos choix pour une production alimentaire qui tienne enfin compte de conceptions éthiques et environnementales, sans inégalités sociales, avec une responsabilité globale partagée. Ensemble nous avons le pouvoir de faire évoluer les choses dans le bon sens .
Jacques Solomiac

Et aussi la marque consommateurs : C’est qui le patron ?

* AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.

>> La consommation critique. Mouvements pour une alimentation responsable et solidaire. Sous la direction de Geoffrey Pleyers