Vous êtes ici : Agir

Consommation critique ; consommation positive !? Dossier

La "guerre" est déclarée ...!

les grandes marques continuent de sacrifier l’humain et la planète. Cela ne peut plus durer, c’est pour nous insupportable. Aujourd’hui, si c’est aux marques de changer le monde, c’est à nous de créer des actions concrétes et durables. Voir la video.

Comment reprendre la mains sur nos consommations ?

Le confinement a permis de repenser la consommation : fin des achats impulsifs, achats de produits locaux, plus respectueux de l’environnement. "Il y avait déjà une dynamique avant la crise sanitaire qui faisait monter la posture critique de la population à l’égard consommation. De plus en plus de Français voulaient déjà consommer moins mais mieux", analyse Philippe Moati.

De la prise de conscience à l’action. Nous consommons 3 fois plus qu’il y a 60 ans, sous l’effet du marketing qui nous pousse à remplacer sans cesse nos biens. Tout cela à un coût économique, mais aussi écologique. Chacun de nous produit une demie tonne de déchets par an. Pourtant, on gagnerait à jeter moins, et la planète aussi ! Une infographie est proposée par l’ADEME pour faire le point sur la consommation, les bonnes questions à se poser avant d’acheter et détaille les solutions pour faire durer les produits et ainsi réduire la taille de nos poubelles ! > Voir l’infographie.

La transition n’est plus nécessaire. Elle est indispensable !

COVID - La pandémie qui nous a confiné en ce début 2020 devrait être un révélateur : La frénésie de consommation dans laquelle la mondialisation nous a englué doit prendre fin. Le commerce du temps confiné a (encore) profité aux mêmes circuits. Avec les achats "panique" la grande distribution voit son chiffre d’affaires "exploser" comme le e-commerce qui profite bien de la crise, alors que les petites productions de fruits et légumes paysanes sont jettées.

Au delà de ce constat il faudrait profiter de cet épisode pour repenser nos filères d’approvisionnement et nos relations avec les producteurs de proximité. Et dans nos pratiques de groupements d’achats de faire preuve de créativité pour mettre à l’abri notre approvisionnement et protéger les activités de nos voisins paysans.

Pour aller plus loin lire Bruno Latour : Imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise

Et si on commençait par lire les étiquettes ?

Du yaourt aux fruits sans fruits , des produits déséquilibrés (trop sucrés, trop salés, trop gras) prétendument sains, des dérivés d’animaux cachés derrière des emballages alléchants, du made in France qui provient des quatre coins du globe, des informations floues ou incompréhensibles, etc. Les fabricants recèlent d’inventivité pour nous induire en erreur, donner une meilleure image de leurs produits que ce qu’ils ne sont en réalité. La suite sur Foodwatch.

Et l’astucieux calendrier du vent (Arnaque à l’étiquette) de décembre 2019.

En écologie politique, la consommation critique prend des formes très réprobatrices, anticapitalistes, subversives et irrécupérables, ...

JPEG - 69.7 ko
Milan Medic, l’hyperconsommation.

Plus modestement, R.E.S.P.E.C.T.S. avec son "Intention" Réseau d’Economie Solidaire préfère organiser des groupements d’achats pour mieux consommer et tisser des liens directs avec les producteurs.

Nous qui nous engageons dans ces circuits de distribution courts nous le faisons par conscience environnementale, pour lutter contre le gaspillage et pour consommer des aliments, bons et sains à la santé.

De nombreux groupements d’achats sont proposés toute l’année aux adhérents.

Un lien direct producteur/consommateur

Acheter directement aux producteurs c’est aussi aider des paysans à dynamiser des territoires. Ce mode de consommation permet de se rencontrer, de s’impliquer dans la vie sociale, d’échanger, ... Mais aussi de manger sain. Et, par voie de conséquence, d’éviter l’agro-industrie, la banalisation de l’hyper distribution, la malbouffe et les techniques de manipulations mentales qui guident le citoyen vers des aliments qui pour être toujours moins chers sont souvent de mauvaise qualité et dangereux pour la santé.

Ce mode d’échange en circuit court est aussi disponible sur les marchés de plein vent, dans les AMAP*, magasins de producteurs, ... La rémunération du paysan est juste et les produits sont frais et de bonne qualité pour préserver notre santé.

Bio, naturel, un développement en trompe l’oeil.

La consommation critique, en tant qu’attention portée par les ménages aux décisions de consommation, est en réel développement. Mais les contraintes économiques freinent la demande. Et l’offre de production "naturelle" est souvent insuffisante.

Ne nous y trompons pas ! Le nombre d’AMAP*, est bien passé de 1 en 2001 à 2.000 en 2015 mais le bio c’est seulement 6,5% de la surface agricole utile (en 2017). Et ce même marché des produits bio est bien malmené par l’hyper distribution qui s’est engouffrée dans cette promesse de chiffre d’affaires. Les manoeuvres pour contrôler le marché de l’alimentation vont bon train. Pour compléter ce tableau en demi-teinte : Les lobbies des pesticides sont intouchables ... (LR&LP)

Consommation positive, le consommateur Roi !

Les alternatives concrètes pour une alimentation responsable et solidaire traduisent le questionnement des consommateurs sur les dérives de la consommation (et de l’économie) dans notre société. Pourquoi accepter de consommer des poulets élevés en six semaines seulement dans des conditions abominables ?
La démonstration, de la course aux petits prix, par le poulet > Video.

Le consommateur positif est quelqu’un de pragmatique. Il est conscient des dangers de la surconsommation pour la planète. La consommation positive s’applique à 5 niveaux : écologie, éthique, social, bien-être, santé. Il s’adressera de préférence directement aux producteurs, participera à des groupements d’achats. Par ses gestes quotidiens il limitera le gaspillage, compostera, ... Il sera un consommateur conscient !
Un bel exemple : Notre aventure sans frigo de Marie Cochard

C’est à nous consommateurs, par nos actes d’achats, d’imposer nos choix pour une production alimentaire qui tienne enfin compte de conceptions éthiques et environnementales, sans inégalités sociales, avec une responsabilité globale partagée. Ensemble nous avons le pouvoir de faire évoluer les choses dans le bon sens .
Jacques Solomiac

Et aussi la marque consommateurs : C’est qui le patron ?

* AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.

>> La consommation critique. Mouvements pour une alimentation responsable et solidaire. Sous la direction de Geoffrey Pleyers