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Alimentation : Le défi - Dossier

Le défi (ou la menace) alimentaire.

Depuis des décennies la demande alimentaire est en croissance exponentielle. Avec cette tendance la demande en calories va augmenter de 70% et les besoins en culture pour la consommation humaine ou l’alimentation animale pourrait au minimum doubler.

Alors que la surface agricole diminue. Réduite de moitié depuis 1960 elle devrait encore diminuer de 15 % d’ici 2050. Et le gaspillage n’a jamais été aussi élevé. 30 % de la nourriture est perdue, aussi bien dans les pays émergents ou développés.

Nous avons aussi pris conscience que les limites planétaires et le changement climatique auront un impact sur la sécurité alimentaire mondiale (Rapport 2018 : Etat du climat OMM) et pourtant notre attente qualitative est exigeante. On attend que les agriculteurs vivent mieux de leur travail, que les aliments satisfassent à de nouvelles exigences (qualité nutritionnelle, production locale, etc.), que des pratiques agricoles « écologiques » préservent la santé des écosystèmes et des agriculteurs, etc.
Lire plus : Le défi alimentaire, Samuel Rebulard (extrait).

Pour une alimentation saine et durable

Nouvelles recommandations sur l’alimentation en janvier 2019 de Santé Publique France. (Synthétisé par Notre Planète Info).

"Bien s’alimenter est simple mais il est difficile de changer ses habitudes alimentaires. Un changement radical surviendrait sans doute via deux stratégies, une sur le long terme basée sur l’éducation nutritionnelle dès le plus jeune âge en primaire, et une autre sur le court et moyen terme par des actions politiques fortes se basant sur les expertises scientifiques les plus récentes, et non sur les intérêts financiers." Anthony Fardet et Edmond Rock (UNH).

A l’occasion des 70 ans le JDD se projette en 2088 et demande en particulier au chef étoilé Thierry Marx comment sera notre assiette dans cet avenir pas si lointain.
Sur la base d’une première recommandation : "mangeons moins, mangeons mieux" le chef prétant qu’un bon équilbre alimentaire peut se suffire d’une seule consommation de viande et de poisson par semaine en végétalisant nos assiettes. Il propose de redéfinir le bon produit. Il doit être bio. Mais on doit pouvoir mesurer, en plus de sa qualité, son impact social et environnemental. Voir aussi sur Télérama : Se nourrir en 2050.

Fin novembre 2018 la France apparaît comme un modèle pour son alimentation durable, selon un classement du Food Sustainability Index. Voir l’infographie.

A l’occasion du SIAL (Salon international de l’alimentation) 2018 des études font ressortir que les Français qui déclarent leur préférence pour des produits bio et locaux représentent un foyer sur six. Dans une étude du cabinet Nielsen la cuisine traditionnelle et conviviale est préférée par 45 % des sondés, suivent aussitôt les "vite fait", adeptes du sans cuisine et des produits finis (18 %). Les Français de type "bio local" représentent 16 % de la population.

Bien s’alimenter

Sur la base de la littérature scientifique, des rapports d’expertise et de notre réflexion menée sur les approches holistique et réductionniste, nous avons défini 3 Règles d’Or génériques à destination du grand public pour bien s’alimenter sans avoir de connaissances approfondies en nutrition. Ces 3 Règles permettent de protéger à la fois notre santé (donc vivre longtemps en bonne santé), le bien-être animal (dont nous prenons la vie pour nous nourrir et prolonger la nôtre) et l’environnement :

  1.  La première de ces règles consiste à privilégier les produits végétaux sur les produits animaux dans un rapport d’environ 80% min/20% max.
  2.  La deuxième repose sur le fait de privilégier les produits peu, pas ou moyennement transformés sur les produits ultra-transformés dans un ratio d’environ 80% min/20% max.
  3.  La troisième règle d’or consiste, au sein des aliments non ultra-transformés, à privilégier la diversité, que ce soit pour les produits végétaux ou animaux afin de fournir à l’organisme un maximum de composés protecteurs différents qui agissent ensuite en synergie dans l’organisme à dose nutritionnelle.

Dr Anthony FARDET > La nutrition préventive.

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Passeport pour une alimentation durable