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Alimentation : Le défi (Dossier)

Manger moins, mieux, être solidaire.

Confinement ou pas le circuit court est une bonne solution pour l’alimentation. Un circuit court, c’est au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur.
Une alternative sérieuse à l’agro industrie et à la grande distribution.

Les avantages pour le consommateur :
- des produits meilleurs pour la santé (fraicheur et nutriments) ;
- des produits savoureux qui ont plus de goût ;
- un moyen de se reconnecter avec ce que l’on mange, de savoir d’où viennent les produits ;
- çà ne coûte pas plus cher pour les produits de saison.

Et le producteur peut vivre de son métier en étant mieux rémunéré.

Où sont les circuits courts ?

Il existe de nombreuses modalités de circuits courts :
- la vente directe à la ferme et sur les marchés de producteurs,
- les groupements d’achats via les associations,
- les Amap, les paniers paysans,
- les magasins de producteurs et épiceries paysannes,
- les supermarchés coopératifs,
- les drive fermiers, …

Végétariens ... Que valent les produits ?

Les produits végétariens et végan se développent pour répondre à la demande des consommateurs de manger moins de viande. Mais que contiennent-ils ? D’où proviennent les ingrédients ? Sont-ils aussi sains qu’ils en ont l’air ? L’association CLCV a enquêté.

Résilience alimentaire.

Les transformations sociales, économiques, techniques et politiques devraient permettre d’anticiper les crises et d’assurer les besoins essentiels d’une population lorsque le système alimentaire est soumis à des perturbations : événement climatique extrême, choc pétrolier, récession économique…
L’association "Les Greniers d’Abondance" et de nombreux partenaires scientifiques, experts et acteurs de terrain montrent dans ce rapport les vulnérabilités du système alimentaire contemporain face à différentes crises systémiques : changement climatique, épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité… Lire la synthèse.

Lien vers dossier complet : Vers la résilience alimentaire

De la PAC* à la PAAC**.
Ou comment associer enfin agriculture et alimentation.

Les porteurs du projet Pour une autre PAC : "Nous voulons un système agricole et alimentaire juste, sain et vertueux pour les citoyen·ne·s comme pour les paysan(ne)s et respectueux du bien-être animal et de l’environnement."

*PAC : Politique Agricole Commune (60 milliards/an) mise en place depuis 1962. Elle visait à l’époque à développer la production agricole afin de nourrir les Européen·ne·s à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale. Plus : Comprendre la PAC.
** PAAC : Politique Agricole et Alimentaire Commune. Pour une prise en compte totale des enjeux de revenu agricole, d’alimentation, de santé, de dynamisation des campagnes, d’environnement, de bien-être animal, comme des principes de solidarité et de démocratie.
Comprendre le projet : 12 priorités pour la PAAC post 2020
Et aussi une infographie : Pour bien manger on regarde où on met les pieds.
Et un document de France Nature Envirronnement : Pour une vraie PAAC.

Notre système alimentaire en péril.

Parler d’alimentation, c’est évoquer l’acte de manger, les repas. On pense aux agriculteurs, dont le travail a permis aux produits que nous mangeons de voir le jour. Ensuite on pense aux marchés, épiceries et grandes surfaces où nous avons l’habitude de faire les courses. Production, distribution, consommation. Agriculteurs, commerçants, consommateurs. Différents maillons d’un ensemble complexe d’interactions, qui permet à nos sociétés de s’alimenter : le système alimentaire.

Mais le système alimentaire est loin de se limiter à l’énumération ci-dessus. Exemple avec un panier de légumes bio et un yaourt à la fraise.

Mettre plus d’écologie dans son assiette ?

"Il faut faire attention à ne pas gaspiller, à consommer ce dont on a besoin mais pas plus, et s’attacher non pas à choisir des aliments spécifiques mais plutôt à avoir une alimentation équilibrée, variée et diversifiée dont l’impact carbone sera le plus faible possible, ce qui passe par une alimentation locale et des aliments peu transformés."

"Le gaspillage alimentaire représente 1/3 de notre production agricole. Dans les pays en voie de développement, c’est au niveau de la production qu’on gaspille et qu’on perd le plus. Dans les pays développés, c’est plutôt au niveau de la consommation. Si on réduisait ce gaspillage alimentaire de moitié, nous serions en mesure de nourrir la population humaine..."

"Un autre enjeu consiste à bien adapter notre consommation à nos besoins  : ... Selon la prospective Inra-Cirad Agrimonde-Terra, il est possible de nourrir la population mondiale en 2050 en ramenant partout “la disponibilité alimentaire entre 2750 et 3000 kcal/jour par habitant”, en particulier pour nous, population occidentale et de l’Union européenne. Actuellement, on est peut-être facilement 10 % au-dessus." 14/03/2020 - Jean-François Hocquette, directeur de recherche à l‘Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE)

Le défi (ou la menace) alimentaire.

Depuis des décennies la demande alimentaire est en croissance exponentielle. Avec cette tendance la demande en calories va augmenter de 70% et les besoins en culture pour la consommation humaine ou l’alimentation animale pourrait au minimum doubler.

Alors que la surface agricole diminue. Réduite de moitié depuis 1960 elle devrait encore diminuer de 15 % d’ici 2050. Et le gaspillage n’a jamais été aussi élevé. 30 % de la nourriture est perdue, aussi bien dans les pays émergents ou développés.

Nous avons aussi pris conscience que les limites planétaires et le changement climatique auront un impact sur la sécurité alimentaire mondiale (Rapport 2018 : Etat du climat OMM) et pourtant notre attente qualitative est exigeante. On attend que les agriculteurs vivent mieux de leur travail, que les aliments satisfassent à de nouvelles exigences (qualité nutritionnelle, production locale, etc.), que des pratiques agricoles « écologiques » préservent la santé des écosystèmes et des agriculteurs, etc.
Lire plus : Le défi alimentaire, Samuel Rebulard (extrait).

Pour une alimentation saine et durable

Nouvelles recommandations sur l’alimentation en janvier 2019 de Santé Publique France. (Synthétisé par Notre Planète Info).

"Bien s’alimenter est simple mais il est difficile de changer ses habitudes alimentaires. Un changement radical surviendrait sans doute via deux stratégies, une sur le long terme basée sur l’éducation nutritionnelle dès le plus jeune âge en primaire, et une autre sur le court et moyen terme par des actions politiques fortes se basant sur les expertises scientifiques les plus récentes, et non sur les intérêts financiers." Anthony Fardet et Edmond Rock (UNH).

A l’occasion des 70 ans le JDD se projette en 2088 et demande en particulier au chef étoilé Thierry Marx comment sera notre assiette dans cet avenir pas si lointain.
Sur la base d’une première recommandation : "mangeons moins, mangeons mieux" le chef prétant qu’un bon équilbre alimentaire peut se suffire d’une seule consommation de viande et de poisson par semaine en végétalisant nos assiettes. Il propose de redéfinir le bon produit. Il doit être bio. Mais on doit pouvoir mesurer, en plus de sa qualité, son impact social et environnemental. Voir aussi sur Télérama : Se nourrir en 2050.

Fin novembre 2018 la France apparaît comme un modèle pour son alimentation durable, selon un classement du Food Sustainability Index. Voir l’infographie.

A l’occasion du SIAL (Salon international de l’alimentation) 2018 des études font ressortir que les Français qui déclarent leur préférence pour des produits bio et locaux représentent un foyer sur six. Dans une étude du cabinet Nielsen la cuisine traditionnelle et conviviale est préférée par 45 % des sondés, suivent aussitôt les "vite fait", adeptes du sans cuisine et des produits finis (18 %). Les Français de type "bio local" représentent 16 % de la population.

Bien s’alimenter

Sur la base de la littérature scientifique, des rapports d’expertise et de notre réflexion menée sur les approches holistique et réductionniste, nous avons défini 3 Règles d’Or génériques à destination du grand public pour bien s’alimenter sans avoir de connaissances approfondies en nutrition. Ces 3 Règles permettent de protéger à la fois notre santé (donc vivre longtemps en bonne santé), le bien-être animal (dont nous prenons la vie pour nous nourrir et prolonger la nôtre) et l’environnement :

  1.  La première de ces règles consiste à privilégier les produits végétaux sur les produits animaux dans un rapport d’environ 80% min/20% max.
  2.  La deuxième repose sur le fait de privilégier les produits peu, pas ou moyennement transformés sur les produits ultra-transformés dans un ratio d’environ 80% min/20% max.
  3.  La troisième règle d’or consiste, au sein des aliments non ultra-transformés, à privilégier la diversité, que ce soit pour les produits végétaux ou animaux afin de fournir à l’organisme un maximum de composés protecteurs différents qui agissent ensuite en synergie dans l’organisme à dose nutritionnelle.

Dr Anthony FARDET > La nutrition préventive.

Passeport pour une alimentation durable
Recettes des 4 saisons à base de légumes et légumineuses