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Respecter l’autre

L’égo

Depuis plus d’un demi siècle la marche en avant de la société nous a poussés vers plus d’individualisme. Compétition dans les études, au travail, élévation sociale, paraître, "bulle" numérique ... Autant de témoignages du progrès et de la modernité, d’affirmation de soi contre l’anonymat, mais aussi aveu de la difficulté à "faire société", de la dilution du lien social, de l’effilochement des solidarités.

Le respect de l’autre c’est l’acceptation d’un principe d’égalité entre les hommes pour que la vie en société soit possible.

"Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse".

Et maintenant des crises diverses : Dérèglement climatique, migrations, conflits, terrorisme, paupérisation, crises sanitaires, ...
Des peurs comme autant de raisons de se replier sur soi.
L’exemple de la solidarité du premier confinement qui a été un puissant mécanisme de défense pour lutter contre l’angoisse, a vite laissé place aux intérêts personnels, au détriment de l’intérêt général.

Par temps de COVID nous ne voulons ni contrainte, ni privation de liberté. Au risque d’exposer nos voisins, collègues, proches.
Comment reprocher aux jeunes générations de faire la fête ? Ou aux citadins de vouloir confiner à la campagne ? Alors que notre société laisse s’entasser dans des camps déplorables des milliers de migrants aux portes de l’europe. Ailleurs des villages entiers ont brulés à cause du réchauffement climatique, des maisons sont emportées par les eaux, la banquise fond, la biodiversité se dilue dans des océans de plastiques que nous (sur)alimentons avec nos masques de protection produits par milliards.

Hors l’humain est ainsi fait que tant qu’il n’est pas touché personnellement il regarde ailleurs en espérant éviter les difficultés.

Vivre ensemble

Respecter l’autre, c’est aussi se respecter soi. Tous nos gestes de respect pour les personnes, mais aussi pour l’environnement, sont exprimés, dans nos gestes de consommateurs, par notre affabilité, urbanité, discrétion, respects des règles proposées par l’institution. Un bonjour, un sourire, c’est le début d’un peu de bien facile à produire.

Le coronavirus a brisé les ailes de nos libertés. Bien sûr, nous sommes encore libres de penser et de nous exprimer. Comme le note Sylvain Tesson, « toutes nos libertés de détails qui font le charme de la vie, le bonheur des petites choses, sont en train de se faire grignoter ».

Mais ces libertés de détails valent-elles mieux que la qualité de vie de nos enfants ? Po/... JS

Le respect de l’autre (un peu de philosophie)