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R.E.S.P.E.C.T.S. n’est pas une épicerie !

La mode des circuits courts semble bien se propager ici et ailleurs. C’est une bonne chose.
R.E.S.P.E.C.T.S. pratique les circuits courts avec ses groupements d’achats pour consommer moins et mieux.
Cet article veut rappeler comment cette démarche s’inscrit dans les "Intentions" de l’association en mode éthique et non pas consumériste.

Au sens commercial strict un groupement d’achat a pour vocation d’optimiser les achats communs réalisés par ses membres.

Il ne s’agit pas de favoriser le volume de consommation mais de rendre accessible au plus grand nombre des produits de meilleure qualité avec des conditions financières supportables pour chacun.

Si dans notre démarche l’optimisation pécuniaire de la transaction n’est pas absente (d’un point de vue logistique en particulier) la finalité est plus proche des groupements d’achats solidaires (GASAP en France ou GAS en Belgique, Italie, ...).

Le circuit court :

Notre objectif principal est de proposer une alternative cohérente aux circuits alimentaires conventionnels. Nos groupements d’achats, en circuit court, permettent de :

  • Se regrouper pour s’approvisionner en produits de qualité, sains, fermiers ou biologiques, directement chez les producteurs.
  • Soutenir une agriculture paysanne, naturelle, respectueuse de l’environnement : sans pesticides, engrais chimiques, OGM ...
  • Favoriser les rencontres et les échanges entre les producteurs et les consommateurs, éviter les frais et les pertes de temps et permettre à un maximum de petits producteurs de vivre dignement de leur travail.

Qualité et choix des produits :

Les produits sélectionnés par les "référents" sont des produits connus et appréciés pour leur qualité (production, transformation). R.E.S.P.E.C.T.S. retient dans ses choix 3 critères de qualité :

  • Le minimum de qualité doit être garanti par une conduite de production naturelle et exemplaire, un cahier des charges et/ou des mesures de certification.
  • La qualité "indirecte" doit être appréciée pour : l’eau utilisée, la pollution invisible environnante, la nature des sols.
  • Enfin la notion d’intégration de la production dans la construction du paysage et la préservation de la biodiversité.

Bio ou pas bio si un produit répond de ces trois critères de qualités nous le recommanderons.

Les pâtes de Sicile, le riz de Langosco, sont les meilleurs exemples de produits rares par la qualité de la production (variétés, mode de culture) et de la transformation (méthodes anciennes). Des produits introuvables dans le commerce.

Les prix :

Le prix n’est pas le seul critère de choix d’un produit ou d’un producteur. Toutefois l’intérêt d’un groupement d’achat, qui élimine les intermédiaires, doit mécaniquement permettre un juste prix pour chaque acteur de l’échange.

Il est quand même surprenant qu’un produit bio local soit vendu plus cher que le même produit provenant d’une région française éloignée (exemple du beurre : local, le Champs’Or coûte 26,00 €/kg ; la moyenne des prix du beurre d’autres régions 12€/kg - avril 2017). Il faut favoriser le local. Mais à quel prix ?! Enfin la recherche locale nous a montré que les pommes bio peuvent avoir des prix qui varient du simple à plus du double selon les producteurs.

R.E.S.P.E.C.T.S. arbitre donc ses choix entre la disponibilité locale, les prix et la qualité des produits mais aussi de la relation établie avec le producteur. JS