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Circuits courts et solidaires

Un circuit court est une vente directe entre un producteur et un consommateur. Cette vente peut être indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.

Un circuit court est une relation transparente entre plusieurs acteurs de l’économie obéissant à quatre critères :

1. La création de liens sociaux et de coopération.
2. L’équité dans les échanges financiers.
3. Une approche participative.
4. Une logique pédagogique.

Les circuits courts représentent une approche économique multiforme : novatrice, collaborative, contributive et donc sociale dans une dimension de partage.

Le circuit court permet à tous ceux qui le souhaitent, producteurs et consommateurs, de sortir du système hyper-commercial qui se développe dans la logique des accords commerciaux mondialisés de type TAFTA .

Connus essentiellement dans le secteur de l’alimentaire les circuits courts se développent dans d’autres secteurs : finance locale et participative, culture, habitat, ...

R.E.S.P.E.C.T.S. dans son intention : Réseau d’Economie Sociale, organise des groupements d’achats en circuits courts.

Le sens vrai du circuit court :

Cet échange particulier entre producteur et consommateur ne prend du sens que s’il améliore la qualité de la consommation, dans toutes ses dimensions : moins de gaspillage, meilleure qualité des produits et qu’il bénéficie économiquement aux deux parties. Le consommateur paye moins cher un produit de très bonne qualité et le producteur gagne plus d’argent que s’il vendait sa production dans les circuits, dits longs, de distribution.

Ça c’est pour la théorie.
En pratique le circuit court se manifeste sous plusieurs formes : AMAP, marchés de plein vent, magasins de producteurs, achat à la ferme, ... Mais la traduction économique de ce circuit raccourci n’est pas toujours au rendez-vous. Les prix sont souvent équivalents (et parfois plus élevés) en circuit court que dans la distribution traditionnelle, dans la filière "bio" en particulier.

Ce n’est pas gagnant/gagnant. Tout le bénéfice de l’effort* revient au producteur. L’engagement du consommateur est, de fait, anéanti. Si les producteurs ne jouent pas le jeu il faudra alors les boycotter pour qu’un véritable changement puisse s’opérer au bénéfice du plus grand nombre. Et qu’enfin la folie consommatrice de la mal bouffe soit mise à mal.

Jacques Solomiac

* L’effort : un circuit court ne s’improvise pas. Il faut que le consommateur et le producteur se rencontrent, définissent la forme de l’échange, la valeur des transactions, se connaissent, s’apprécient et se soutiennent. Sans effort concerté et réciproque le circuit court ne fonctionne pas. L’eccueil le plus fréquent est l’équilibre : qualité/prix.
Certains producteurs distribuent en circuit court la production de moindre qualité qui ne peut pas être écoulée dans les circuits traditionnels. Et les prix sont souvent trop élevés et ne compensent pas la démarche du consommateur.