4V pour une alimentation saine et durable !
Alimentation saine et durable - La règle des 4V : Vraie, Végétalisée, Variée et régénérant le Vivant
Notre alimentation a un impact sur notre santé et sur l’environnement. L’alimentation telle qu’elle nous est proposée depuis la fin du 20e siècle est un facteur de risque important pour le développement de nombreuses maladies chroniques non transmissibles.
Ces maladies sont en augmentation à cause : du manque de fibres, d’oméga 3, d’anti-oxydants ; mais aussi des excès de consommation d’aliments ultra-transformés, du gras, du sel, des sucres ajoutés, ... et la présence importante de pesticides, de perturbateurs endocriniens qui se retrouvent dans de nombreux objets et produits de la vie courante (produits ménagers, détergents, produits de traitement des cultures, cosmétiques, produits alimentaires, etc.). Ils sont également présents dans l’environnement du fait d’une contamination des différents milieux (eaux, sédiments, sols, air, etc.).
Les modes de production en agriculture intensive sont très dépendants des intrants de synthèse (engrais, pesticides) qui polluent les sols, l’eau, l’air, la biodiversité et la qualité des aliments.
Manger sain et durable avec la règle des 4V.
Manger végétal, vrai et varié avec une agriculture régénérant le vivant sont quatre objectifs qui permettent de protéger la santé et les écosystèmes.
-* Manger vrai permet de réduire le risque de nombreuses maladies chroniques (obésité, cancers, diabète de type 2, dépression, maladies cardiovasculaires…). Par précaution, il faut limiter les aliments ultra transformés à 10-15 % des apports caloriques quotidiens, au lieu de 34 % actuellement en moyenne (les diviser par deux) un minimum.
-* Manger plus végétal est meilleur pour la santé et aussi pour réduire les impacts environnementaux : réduction de l’empreinte carbone et moindre consommation de ressources (terres, énergie, eau).
Réduire la production et la consommation de produits animaux permet aussi d’abaisser les émissions d’azote réactif qui polluent l’air, les sols et les nappes phréatiques et produisent du protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre. Une action pour diviser par deux les émissions de GES et d’azote dans l’environnement.
Notre consommation de protéines excède en moyenne de 40 % des recommandations, il est possible de ramener la part des protéines animales à moins de 50 % de l’apport protéique, au lieu de 65 % actuellement (diviser par deux la consommation de viande et un peu celle des produits laitiers, notamment le fromage). Les protéines végétales sont surtout dans les légumineuses. La végétalisation de l’assiette passe aussi par une consommation accrue de fruits et de légumes peu transformés, de céréales complètes et de fruits à coque
-* Manger varié c’est un atout pour la santé, l’équilibre nutritionnel évite les déficiences. Il faut diversifier fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses et fruits à coque qui sont une source importante de fibres, minéraux, vitamines, oligo-éléments, anti-oxydants et autres phytonutriments bioactifs protecteurs.
-* La régénération du vivant c’est l’ensemble des actions qui veulent restaurer ou renouveler la fertilité des sols, les cycles de l’eau et de l’azote, la diversité des espèces et la résilience face aux changements climatiques, avec un impact moindre sur les ressources non renouvelables. L’agriculture régénératrice fournit des services à la société : séquestration du carbone dans les sols, l’augmentation de la densité nutritionnelle des produits.
Extrait : The Conversation.
