+ 2° en 2050 et le Monde à soif.
3,79 milliards de personnes subiront des températures extrêmes si le réchauffement climatique atteint 2°C selon une étude que vient de publier l’université d’Oxford.
C’est l’estimation de scientifiques de l’université britannique, qui ont publié leurs résultats le 26 janvier 2026 dans la revue Nature Sustainability.
Ces chiffres ont été estimés par les chercheurs dans l’hypothèse où nous atteindrions 2 °C de réchauffement planétaire dès 2050. Au rythme de la hausse actuelle cette hypothèse parait de plus en plus probable, d’après les climatologues. Par rapport à la période 2006-2016, où le réchauffement avait atteint 1 °C au-dessus de la température préindustrielle, le nombre de jours de chaleurs extrêmes devrait doubler dans des pays comme l’Autriche et le Canada, augmenter de 150 % au Royaume-Uni, en Suède ou en Finlande, de 200 % en Norvège et de 230 % en Irlande.
Signal d’alarme.
L’étude tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de ce réchauffement, notamment pour les habitants de l’Inde, du Nigeria, de l’Indonésie, du Bangladesh, du Pakistan et des Philippines. Elle cite également la République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Laos et le Brésil, pays qui connaissent les plus importantes augmentations de température.
« Nos résultats devraient faire l’effet d’un signal d’alarme, commente Radhika Khosla, de l’université d’Oxford, et autrice principale de l’étude. Dépasser 1,5 °C de réchauffement aura un impact sans précédent sur absolument tout, de l’éducation à la santé, de l’immigration à l’agriculture. Le développement durable à bilan carbone nul demeure la seule voie éprouvée pour inverser cette tendance vers des chaleurs extrêmes. Il est impératif que les responsables politiques reprennent l’initiative en ce sens. »
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