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La fête et des débats

La FESTA à Veynes fut déjà une grande rencontre entre les producteurs Siciliens Le Galline Felici et des consommateurs français organisés en associations, AMAP, mais aussi des consommateurs Italiens organisés en GAS ( Groupements d’Achats solidaires) venant essentiellement de l’Italie du Nord . Il y avait au total une soixantaine d’Italiens et une participation parfois plus modeste des représentants Français. Tous les forums ont cependant été suivis par 100 à 150 participants.

La Fête :

Ce fut aussi une rencontre par la Fête : la musique, la danse mais aussi les échanges plus individuels (parfois grâce à plusieurs interprètes volontaires mais aussi à de nombreux italiens et français qui parvenaient à bien s’exprimer dans l’autre langue). La fête est importante pour faciliter les constructions communes. Les Siciliens et sans doute plus globalement les Italiens savent bien faire.

Les Forums :

Ils nous ont permis de constater que toutes nos associations françaises (Lille, Paris , Toulouse,... tout comme celles des Hautes Alpes) se faisaient bien livrer des agrumes de Sicile, mais toutes avaient un fonctionnement bien spécifique adapté au contexte local, à la mobilisation des adhérents, à des activités qui parfois ne se limitent pas aux agrumes. Les échanges sur ces fonctionnements divers sont une grande richesse, une base (un creuset) pour envisager des perspectives communes, ...mais, de là à penser qu’une organisation commune et totale va pouvoir se réaliser automatiquement, ... il y a un pas qu’il ne faut pas franchir de manière trop naïve ou trop idéologique (ou angélique). La vie innovante de nos associations suppose certainement de savoir associer ouverture, écoute, ambition, réalisme,créativité,...dans une démarche de simplicité, de partage, de construction commune qui respecte les spécificité de chacun. C’est sans doute cet apprentissage que nous pouvons cultiver dans ces rencontres, ces échanges pour amplifier l’épanouissement individuel et collectif.

Nous avons ramené en discussion quelques problèmes communs à toutes les associations françaises :

Imposable ou non ? Sommes-nous des associations commerciales ? : L’intervention de l’association B.A.balex de Marseille, spécialisée dans le conseil sur les aspects fiscaux, a été très claire... mais, les modes de fonctionnements différents des uns et des autres nous place en situation différentes vis à vis des impôts. Il y a certainement des enrichissements à trouver par l’échange entre les associations mais les stratégies resterons très spécifiques en fonction de la situation de chacun. Les réponses apportées à cette question fiscale permettront certainement de mieux éclairer la question des intermédiaires éventuels. Il ne faut sans doute pas confondre positionnement en toute transparence avec les impôts et travail à mener en commun pour faire évoluer la législation fiscale française : la législation italienne est différente même si si nous sommes dans une Europe commune.

Initiatives siciliennes :

La coproduction : les Galline proposent aux associations françaises de participer au financement de nouvelles productions, essentiellement d’avocats pour nous garantir des livraisons à la hauteur de nos souhaits. La rencontre a permis d’identifier de nombreuses questions : sous quelle forme, problèmes juridiques, … Une commission s’est mise en place composée de Siciliens et de Français : internet permettra les échanges, et du travail pour la rentrée.

Voici pour les questions principales. Nous ne pouvons passer sous silence les très intéressantes présentations que nous avons eu par des représentants d’associations italiennes et françaises sur leurs expériences ainsi que l’expression de quelques producteurs Siciliens sur leurs modes de production.

Les expériences des Siciliens par rapport aux réfugiés (ils se placent dans une logique opposée à celle de la " protection "), le témoignage de SOS Méditerranée, de Cinefest, Siqillya’h nous ont laissé percevoir leur engagement social ; leurs actions concrètes nous ont bien montré les divers volets de leur solidarité.

L’avis plus positif de Michel Barnaud.