Vous êtes ici : Agir

5 néonicotinoïdes interdits en France

La loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction au 1er septembre 2018 de l’utilisation de ces substances qui s’attaquent au système nerveux des insectes, avec des dérogations au cas par cas jusqu’au 1er juillet 2020.

Sur l’ensemble de sept insecticides neurotoxiques la France en interdit cinq : clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride, thiaclopride et acétamipride.

Pourquoi pas tous ? Enfin c’est mieux que de ne rien faire.

Des produits dangereux

Apparus il y a 20 ans, les néonicotinoïdes, cet ensemble de sept insecticides neurotoxiques (acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride, thiaméthoxame, nitenpyrame et dinotéfurane), sont les pesticides les plus utilisés dans le monde...

Ils sont utilisés pour débarrasser les cultures des chenilles, cochenilles, pucerons ou insectes mangeurs de bois. Et à certaines doses, les néonicotinoïdes tuent les insectes. Des scientifiques s’inquiètent du fait que même à faible dose, ces substances qui s’attaquent au système nerveux des insectes affectent les pollinisateurs (abeilles et bourdons désorientés, sperme des mâles altéré...).

Et pour l’homme ? Pêches, laitues, tomates... L’acétamipride et l’imidaclopride sont présents respectivement dans 5% et 4% des échantillons alimentaires recueillis en Europe, selon un rapport de 2016 de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Mais en février 2018, l’Anses assurait que les données disponibles "ne mettent pas en évidence d’effet nocif pour la santé humaine", à condition que les consignes d’utilisation soient respectées. Extraits de Science et Avenir.

>> Plus de détails sur cette interdiction